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Un système de vérification des noms de Cactées
Un des problèmes les plus difficiles pour un amateur qui découvre le monde
des cactus est la détermination exacte du nom de ses
plantes. Généralement, une collection débute à partir de plantes achetées
dans une jardinerie, sans nom, ou bien avec des étiquettes qui apparaissent
vite comme fantaisistes quand on vérifie leur exactitude dans un livre
spécialisé. Même avec de nombreux ouvrages, il est difficile d'identifier
correctement une plante. Il vaut mieux s'adresser à une personne plus
expérimentée, par exemple en publiant une photo sur Notre
Forum, pour identifier plus sûrement une espèce. C'est alors que vous vous
apercevrez, en retournant à vos livres pour une ultime vérification, que le
nom qu'on vous a donné n'est pas le même que dans votre documentation, ou
qu'il est écrit différemment dans le catalogue X ou sur le site Y
! Prenant en compte les nombreuses questions qui nous sont posées sur le sujet,
Nom d'un cactus ! a été conçu pour faciliter vos recherches.
Compte tenu de la complexité des noms de cactus et du risque d'erreur d'orthographe toujours possible en remplissant un formulaire, cette partie du site a été conçue pour fonctionner uniquement avec la souris. Vous pouvez naviguer d'une page à l'autre en cliquant simplement sur les liens.
Pour démarrer vos recherches, cliquez sur : CACTACEAE
Si vous découvrez pour la première fois cette partie du site, nous vous invitons à lire
en préambule :
Conventions utilisées
Les synonymes sont indiqués en maigre et renvoient au nom accepté. Exemple :
Ariocarpus furfuraceus (S.Watson) Thompson 1898 : voir Ariocarpus retusus
Les noms actuellement acceptés sont indiqués en gras. Exemple :
Ariocarpus agavoides (Castañeda) E.F.Anderson 1962
Cliquez sur [...] pour obtenir la liste des synonymes d'un nom accepté.
Les noms recensés mais en cours de vérification sont suivis d'un point d'interrogation. Exemple :
Ariocarpus prismaticus Choux 1903 : ?
ndat : date de publication inconnue
Remerciements et crédits
Je voudrais remercier Jean-Franc Richard, ex membre de l'AIAPS chargé de la commission
"protection", qui m'a fourni gracieusement une copie de sa base de données
Exotic, obtenue en compilant les informations contenues dans de nombreux ouvrages parus jusqu'en 1995.
Cette base contenait à l'origine 10.000 noms de cactus. Je l'ai entièrement réorganisée, j'ai effectué la vérification et la correction
éventuelle de 6.000 noms, plus l'ajout de 3.000 noms à l'aide des 2 ouvrages de référence
CITES Cactaceae Checklist (1999) et The Cactus Family de E.F.Anderson (2001). Cette opération m'a permis de constater que d'innombrables erreurs sont incluses dans des livres comme
Die Cactaceae de Backeberg ou Las Cactaceas de Mexico de Bravo-Hollis &
Sanchez-Mejorada. Je précise que les synonymies mentionnées sont celles
actuellement proposées par le groupe de travail de l'Organisation
Internationale des Succulentes, et qu'il ne s'agit aucunement de "ma"
classification.
A ce jour, la base de données, renommée Cactus, contient 13.000 noms, dont 9000 sont vérifiés (orthographe, auteurs, année de publication) et 4000 en attente de renseignements
complémentaires, qui seront ultérieurement connectés aux noms acceptés. Ils
ne sont donc pas inclus dans les listes de synonymes d'un nom accepté, mais
simplement listés pour mémoire.
Malgré toute mon attention, il est possible que certaines erreurs subsistent. Si vous détectez une erreur,
merci de m'informer à l'aide de notre formulaire de contact.
Henri Kuentz
(janvier 2003)
Note de novembre 2006
La classification a légèrement évolué avec la parution du "New
Cactus Lexicon". Nous ne reflétons pas encore les modifications
proposées. Par contre, les autonymes sont maintenant pris en compte.
Comment sont désignées les plantes ?
Les noms des plantes, y compris ceux des cactus et des plantes grasses, sont créés en suivant les règles et éventuellement les recommandations du
Code International de la Nomenclature Botanique. Celui-ci évolue périodiquement, dans le sens d'une plus grande rigueur, afin d'éviter la création de noms inutiles.
Depuis Linné, inventeur de la dénomination binomiale en 1753, les plantes sont identifiées valablement par un nom de
genre associé à un nom d'espèce.
Par exemple : Echinocactus grusonii.
Echinocactus est le nom de genre, toujours écrit avec une majuscule et
grusonii le nom d'espèce, normalement écrit en minuscules.
Les noms sont formés en langue latine, avec des emprunts fréquents au grec. Cette méthode présente l'avantage d'être précise et de compréhension universelle. Quand 2 personnes originaires de 2 pays différents parlent d'un
Echinocactus grusonii, elles savent immédiatement à quelle plante se rapporte ce nom, alors que l'utilisation d'un nom commun en langue locale ne garantit absolument pas la compréhension de son interlocuteur.
Parfois, un troisième nom vient s'ajouter : nom de sous-espèce ou de variété ou de
forme. Il s'agit là de divisions à l'intérieur d'une espèce, basées sur de petites différences ne justifiant pas la création d'une autre espèce. La
sous-espèce caractérise une population isolée géographiquement; la
variété, un groupe de plantes possédant des particularités mineures
héréditaires et la forme, un sujet possédant des caractéristiques originales
non héréditaires. La notion de variété, galvaudée par l'emploi du même mot
pour désigner les créations horticoles, disparaît actuellement, au profit de la sous-espèce.
Exemple
- Cylindropuntia bigelovii var. ciribe (var. ou v. sont les abréviations de " variété ")
- Echinocereus viereckii subsp. morricalii (subsp. ou ssp. sont les abréviations de " subspecies " , sous-espèce en latin)
- Austrocylindropuntia subulata fma. monstruosa (fma. ou f. sont les abréviations de " forma ", forme en latin )
Quand une espèce est divisée en plusieurs sous-espèces, un autonyme
est automatiquement créé pour distinguer l'ancienne espèce des nouvelles
sous-espèces.
Exemple:
Ariocarpus fissuratus var. hintonii est décrit en 1987
Ariocarpus bravoanus est décrit en 1992
Par la suite, Ariocarpus fissuratus var. hintonii est
considéré comme une sous-espèce d'Ariocarpus bravoanus.
Son nom devient alors Ariocarpus bravoanus subsp. hintonii
Simultanément, un autonyme est automatiquement créé en répétant le nom
d'espèce : Ariocarpus bravoanus subsp. bravoanus (pour
désigner l'ancien Ariocarpus bravoanus)
Ariocarpus bravoanus désigne alors l'ensemble des deux
sous-espèces.
Il s'agit là de la règle officielle à employer dans les publications
scientifiques. Mais dans la pratique, les autonymes sont rarement utilisés et
on continue d'employer le nom le plus simple par habitude. Dans notre exemple,
on trouvera les deux plantes dans les catalogues ou les collections sous les
noms d'Ariocarpus bravoanus (au lieu d'Ariocarpus bravoanus
subsp. bravoanus) et d'Ariocarpus bravoanus ssp. hintonii.
Bien que " seulement " 2300 espèces, sous-espèces et variétés de Cactacées soient actuellement acceptées par les
spécialistes scientifiques les plus réputés, près de 15.000 noms sont
répertoriés dans cette famille. On peut donc considérer que plus de 10.000 noms sont superflus et ne peuvent qu'apporter la confusion dans l'esprit des personnes
commençant à s'intéresser aux cactus.
Pourquoi tant de noms de cactus ?
Quand un botaniste découvre une plante qu'il estime nouvelle, il en envoie normalement des exemplaires dans des institutions botaniques pour étude, en précisant le lieu de récolte. Il peut également décrire sa découverte en suivant les règles très précises énoncées dans le Code (notamment désignation d'un
holotype, plante d'herbier ayant servi à la description, diagnose
publiée dans une revue de bon niveau) et lui attribuer un nom d'espèce. Dans une publication scientifique, le nom est indiqué en italique, suivi du nom des auteurs et de l'année de publication. Cela donne par exemple :
Coryphantha glassii Dicht & Lüthy, 2000
Malheureusement, dans le passé et même encore de nos jours, certains botanistes n'ont pas toujours suivi toutes les règles prévues. De ce fait, les noms correspondants doivent être considérés comme
invalides et sont rejetés par la communauté des autres botanistes. Le problème est que, parfois, pour financer leurs recherches, ces spécialistes envoient également des plantes ou des graines simultanément à des producteurs professionnels, lesquels ne tardent pas à mettre sur le marché des plantes affublées de ces noms
invalides avant que la situation ne soit clarifiée par la publication d'un nom valide. Un nom invalide est suivi de la mention (nom. inval.).
Exemple : Mammillaria albidula Backeberg, 1961 (nom inval.)
Il arrive également que des noms soient considérés comme illégaux quand ils enfreignent une ou plusieurs règles essentielles, notamment réutilisation de noms d'espèces déjà existants dans un même
genre. Un nom illégal est suivi de la mention (nom illeg.).
Exemple : Cactus berteri Colla, 1834 (nom illeg.)
Certains collecteurs de plantes, qui prospectent dans les pays d'origine à la recherche de nouveautés, et qui n'ont pas forcément de formation scientifique, mettent souvent sur le marché des plantes baptisées à la va-vite, sans respect des principes de la botanique. En l'absence d'holotype et de description précise, ces noms sont considérés comme
nomen nudum (ou nom. nud. en abrégé), c'est à dire des " noms nus ". Ces noms douteux correspondent généralement à des formes isolées d'espèces déjà décrites. Mais quand il s'agit d'une vraie nouveauté, un autre auteur a la possibilité de transformer le nomen nudum en nom valide, en désignant un holotype et en décrivant la plante. Une plante peut ainsi être connue en culture, mais rester pendant des années sans nom
valide jusqu'à ce qu'on la retrouve dans la nature et qu'on la décrive dans
les règles.
Les cultivateurs qui sélectionnent des sujets remarquables d'une espèce, aux qualités commerciales plus importantes, ont également eu tendance dans le passé à baptiser leurs trouvailles avec des noms de variétés à
consonance latine : rubrispina, albispina, longispina... Cela était autorisé, mais ces noms apportaient une confusion supplémentaire en laissant croire qu'il s'agissait de plantes d'origine naturelle. Pour ces variétés issues de culture, on doit utiliser maintenant des noms de fantaisie, sans
consonance latine ou grecque, précédées de la mention cv. pour "cultivar", ou bien isolées entre guillemets simples.
Exemple : Mammillaria spinosissima cv. Un Pico ou Mammillaria spinosissima 'Un Pico'
Nom invalides, illégaux, nus ou de catalogues constituent une part non négligeable des noms rencontrés dans les diverses publications ou dans le commerce. La création de ces noms peut être attribuée au manque de rigueur de certains spécialistes, au manque de connexion entre les informations de botanistes isolés, à la difficulté de consulter les publications les plus anciennes… Cependant, une part bien plus importante des noms de cactus qui encombrent les livres, les catalogues et les étiquettes est attribuable à des descriptions d'espèces parfaitement valables dans leur forme, mais pas forcément dans leur fond. C'est à dire qu'une notion de l'espèce très restrictive, telle qu'on la connaissait dans le passé, a conduit à décrire des formes isolées de populations de plantes à l'aire de répartition très étendue. Soumises à des conditions écologiques différentes, les plantes d'une même espèce peuvent présenter des apparences assez dissemblables, au point que des botanistes ont cru bon de les considérer comme des variétés, voire des espèces distinctes. Des études approfondies du système reproductif, très stable, des comparaisons de plantes mises en culture hors de leurs biotopes, et donc soumises à des facteurs de croissance identiques, des études de l'ADN, ont permis de confirmer que de nombreuses "espèces" n'en étaient pas et devaient être considérées comme l'expression d'une seule espèce prise au sens large. De ce fait, les noms correspondants doivent être traités comme des
synonymes du nom ayant priorité, c'est à dire, en règle générale, le nom le plus ancien désignant l'espèce.
Exemple : Parodia faustiana, décrit par Curt Backeberg en 1935 et
Parodia uhligiana, décrit par le même auteur en 1963, ne présentent pas de différence vraiment significative avec
Parodia nivosa, décrit en 1934. Parodia nivosa est donc le nom correct pour les plantes correspondant à ces trois types.
Parodia faustiana et uhligiana sont actuellement considérés comme des synonymes de
Parodia nivosa.
Bien entendu, cet exemple suppose que la notion de "différence significative" soit admise par la communauté des botanistes spécialistes des Cactacées. C'est là que le bât blesse, car on tombe forcément dans le domaine subjectif de la délimitation d'une espèce. Certains spécialistes ne sont pas d'accord avec la position officielle, telle qu'on peut la trouver dans la
CITES Cactaceae Checklist listant tous les noms de cactus valables et leurs synonymes. La querelle des
splitters contre les lumpers fait rage depuis des décennies. Les splitters (diviseurs)
se basent sur les différences et sont pour la multiplication des espèces, alors que les lumpers (amasseurs)
se basent sur les similitudes et sont pour la réduction du nombre d'espèces. Il faut cependant avouer que la tendance actuelle est aux lumpers et que cela provoque de nombreuses disparitions de noms bien ancrés dans les habitudes des collectionneurs et des professionnels.
Au problème de la limitation des espèces s'ajoute le casse-tête de la délimitation des genres et de l'appartenance d'une espèce à un genre précis. Si une espèce repose sur une population de plantes se reproduisant entres elles pour donner des sujets fertiles et semblables à leurs parents, la définition d'un genre est relativement moins précise et peut être modifiée par la découverte de nouvelles espèces. De modification en modification, la frontière entre les genres s'amenuise, au point que certains genres finissent par être inutiles ou considérés comme des sous-ensembles d'un genre plus vaste. Le genre regroupe les espèces présentant une quantité importante de caractères communs, notamment dans la structure du système reproductif : fleurs, fruit, graine.
Le nombre de genres et d'espèces ayant fortement progressé depuis la découverte des premières Cactées, des reclassements d'un genre à l'autre étaient inévitables, en fonction des sensibilités de chacun, ou des apports plus objectifs de la science. Quand une espèce est reclassée dans un autre genre, on conserve le nom du premier auteur entre parenthèses et on y ajoute l'auteur de la nouvelle combinaison. Dans la pratique, cela s'est traduit pour certaines plantes par de très nombreux changements de noms !
Voici un exemple parfaitement révélateur, qui permet de comprendre comment, d'un livre à l'autre, deux photos représentant la même plante peuvent être légendées sous deux noms différents :
Echinocactus uncinatus Galeotti, 1848
Ferocactus uncinatus (Galeotti) Britton & Rose, 1922
Hamatocactus uncinatus (Galeotti) Orcutt, 1926
Echinomastus uncinatus (Galeotti) F.M.Knuth, 1935
Glandulicactus uncinatus (Galeotti) Backeb. 1939
Ancistrocactus uncinatus (Galeotti) L.D.Benson, 1969
Sclerocactus uncinatus (Galeotti) N.P.Taylor, 1987
Pediocactus uncinatus (Galeotti) Halda, 1998
Dans cet exemple, Echinocactus uncinatus est le basionyme c'est à dire le nom sous lequel Galeotti a décrit en premier la plante dont le nom officiel est actuellement
Sclerocactus uncinatus.
Ancistrocactus uncinatus est un synonyme homotype de Sclerocactus uncinatus, c'est à dire qu'il est basé sur le même holotype choisi par Galeotti en 1848. Il désigne exactement le même groupe de plantes, mais correspond simplement au transfert de ce groupe de plantes dans un autre genre. Si on considère maintenant que
Echinocactus mathssonii, basé sur un autre holotype choisi par Karl Schumann en 1897, ne présente pas de différence significative avec
Sclerocactus uncinatus, on peut ajouter à notre liste de synonymes homotypes, 4 autres noms, qui sont des
synonymes hétérotypes :
Echinocactus mathssonii Berge ex K.Schum. 1897
Ferocactus mathssonii (Berge ex K.Schum.) N.P.Taylor 1979
Glandulicactus mathssonii (Berge ex K.Schum.) D.J.Ferguson 1991
Ancistrocactus mathsonii (Berge ex K.Schum.) Doweld 1999
Dans ce cas, Sclerocactus uncinatus possède 11 synonymes…
Afin d'éviter la multiplication de ce genre de situation, un consensus a été établi entre tous les spécialistes mondiaux. Après une phase d'études et d'échanges de points de vue, des propositions concernant la validité de tous les genres publiés dans la famille des Cactacées ont été soumises à un vote. Le résultat est la disparition officielle de nombreux genres pourtant bien ancrés dans les habitudes, dont :
Notocactus, Trichocereus, Lobivia, Dolichothele,
Neoporteria, Neochilenia, Gymnocactus … inclus maintenant dans d'autres genres plus anciens et considérés comme acceptables :
Parodia, Echinopsis, Mammillaria, Eriosyce,
Turbinicarpus …
Cependant, certains spécialistes dissidents estiment que la situation ne mérite pas d'être simplifiée, et publient encore de nouveaux genres pour des espèces connues depuis longtemps, augmentant inutilement la liste des synonymes.
Exemple : Puebloa, Kadenicarpus, Bravocactus ou Emorycactus, créés par Doweld entre 1996 et 1999.
Les règles d'orthographe et de grammaire
Les noms d'espèces peuvent être trouvés dans la littérature sous plusieurs orthographes légèrement différentes. Les auteurs commettent parfois des erreurs d'orthographe, plus particulièrement dans les
terminaisons du nom de genre et du nom d'espèce. Il appartient aux autres auteurs plus calés en latin de rectifier les erreurs de ce type, sans que l'attribution du nom en soit modifiée pour autant.
Par exemple : Ariocarpus scapharostrus Boed. 1930 comporte deux erreurs d'orthographe. Ce nom a été rectifié en
Ariocarpus scaphirostris Boed. 1930 et reste attribué à Boedeker, bien que la correction du nom soit postérieure et effectuée par une autre personne.
Les noms de genres sont des substantifs qui peuvent être créés en hommage à un botaniste, à partir d'un nom local, ou à partir d'une caractéristique majeure des plantes regroupées dans ce genre. De nombreuses possibilités existent.
Exemples :
Uebelmannia rend hommage à Werner Uebelmann.
Aztekium est une allusion aux aztèques.
Mila est l'anagramme de Lima (en Bolivie) et Lobivia est l'anagramme de Bolivia.
Myrtillocactus signifie " cactus-myrtille " et évoque l'apparence des fruits de ce genre.
Le genre grammatical du genre botanique est déterminé par son auteur lors de sa description originale. Normalement, les noms qui finissent en " ia " sont féminins, ceux qui finissent en " us " sont masculins et ceux qui se terminent en " um " sont du genre neutre. Mais l'auteur n'est pas obligé de suivre cette règle.
Exemple : Mammillaria est du genre féminin, Cereus est du genre masculin, mais dans une autre famille,
Cedrus est du genre féminin.
A noter que la francisation de noms de plantes ne suit pas forcément le
même genre grammatical. Par exemple le genre botanique Agave est féminin, mais
en français, le mot agave est masculin. On dira donc une Agave americana
(l'espèce) mais un bel agave (la plante en général). Ou bien une Aloe
saponaria, mais un aloès. Par contre : une Euphorbia variegata et une euphorbe
panachée. Pour les plantes qui n'ont pas été francisées, le bon usage
voudrait que l'on conserve le genre grammatical d'origine. Par exemple :
un petit Echinocereus, une petite Lobivia, une Stapelia. Cependant, il est
d'usage courant d'utiliser presque tout le temps le masculin dans les
conversations !
Les noms d'espèce ou de rang inférieur (sous-espèce, variété, forme) sont des épithètes qui peuvent prendre une forme substantive ou adjective. Dans le premier cas, le nom d'espèce est constitué par le nom d'une ou plusieurs personnes à qui on veut rendre hommage, auquel on ajoute une terminaison génitive (indiquant le nombre et le sexe de ces personnes).
Exemple :
Noms se terminant par une consonne, cas le plus fréquent :
Cylindropuntia brittonii (ii au masculin singulier) = Cylindropuntia de M. Britton
Cleistocactus hildegardiae (iae au féminin singulier) = Cleistocactus de Mme Hildegard
Espostoa blossfeldiorum (iorum au masculin pluriel) = Espostoa des frères Blossfeld
Noms se terminant par une voyelle ou par " er "
Mammillaria laui (i au masculin singulier) = Mammillaire de M. Lau
Mammillaria saboae (ae au féminin singulier) = Mammillaire de Mme Sabo
Epiphyllum hookeri = Epiphyllum de M. Hooker
Epiphyllum thomasianum (ianum si genre neutre) = Epiphyllum thomasien
Noms de personnes se terminant par une voyelle :
Ariocarpus bravoanus (anus si genre masculin) = Ariocarpus bravoen
Acharagma roseana (ana si genre féminin) = Acharagma roséenne
Gymnocalycium guerkeanum (anum si genre neutre) = Gymnocalycium guerkéen
Les épithètes peuvent aussi indiquer une provenance géographique. Ils se terminent dans ce cas par "ensis" ou "iana" :
Echinofossulocactus zacatecasensis = Echinofossulocactus du Zacatecas
Mammillaria columbiana = Mammillaire de Colombie
Mais un grand nombre de noms d'espèces sont évidemment formés à partir d'adjectifs latins et indiquent une caractéristique
particulière :
Acanthocalycium spiniflorum = Acanthocalycium à fleurs épineuses
Ariocarpus fissuratus = Ariocarpus fissuré
Espostoa lanata = Espostoa laineuse
Enfin, il existe quelques noms d'espèces inspirés de mots aztèques ou autres :
Neobuxbaumia tetetzo
Mammillaria huitzilopochtli
Selenicereus testudo
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