FAQ
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QUESTION 1
Comment reconnaître une vraie fleur de
cactus dune fausse dans un magasin, sachant que je nen ai jamais vu de vraie
sauf avec vos photos... ?
REPONSE
Il existe dans le commerce des cactus
décorés avec des immortelles collées ou piquées dans la plante. Ces fleurs, sèches,
colorées et de petite taille, restent en létat du premier janvier à la
St-Sylvestre sans évoluer. Les vendeurs jouent sur les mots, en disant que ce sont des
fleurs naturelles. Les immortelles sont bien dorigine naturelle, mais ce ne sont pas
des fleurs naturelles de cactus !!
Le comble: il y a des gens qui pensent que
ces immortelles sont les vraies fleurs de cactus, et quand ils en voient des vraies dans
nos serres, ils disent « on dirait des fausses » !
Les vraies fleurs se méritent et sont vivantes: elles
grandissent, sépanouissent, se ferment la nuit et souvrent le jour, puis
sèchent et finissent par tomber.
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QUESTION 2
Je vois que vous travaillez à Fréjus.
Est-ce quil fait assez doux là-bas pour mettre les succulentes ou les cactus en
pleine terre ?
REPONSE
A Fréjus, on peut planter pas mal
despèces de Cactées et de plantes grasses en plein air, mais tout dépend du
quartier et de lexposition. Selon les endroits, il peut y avoir 5 degrés de
différence, ce qui est beaucoup. En dessous de -3°C, le choix se restreint vite.
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QUESTION 3
Les agaves font-ils partie des succulentes
ou des cactus ?
REPONSE
Les agaves appartiennent à la famille des
Agavacées, comme les Sansevieria, les Yucca, les Dasylirion et les Nolina. Ce ne sont
donc pas des Cactées, mais des succulentes !
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QUESTION 4
Quel âge ont vos plus vieux cactus ?
Jusquà combien de temps peut vivre un cactus ?
REPONSE
Les plus vieux cactus de notre collection
ont près de 100 ans (Echinocactus grusonii datant du fondateur de l'établissement).
Les plus hauts mesurent six mètres (2
Trichocereus terscheckii de 75 ans). Nous avons aussi un énorme Yucca filifera dune
dizaine de mètres de haut (75 ans) et de 5 m de circonférence à la base. Il est
difficile de donner un âge précis aux très vieux sujets rencontrés dans la nature. A
la différence des arbres, il nexiste pas de cernes de croissance quand on tranche
un cactus. A partir dextrapolations, on estime que les plus vieux cactus peuvent
atteindre près de 1000 ans, par exemple Cephalocereus senilis ou Copiapoa. Mais la
plupart des grosses espèces vivent jusquà environ 250 ans quand tout va bien. Les
petites espèces ont une durée de vie apparemment plus courte. En culture, il est rare
que les plantes atteignent leur âge maximum, les erreurs darrosage ou autres
finissent par en venir à bout plus sûrement que la sénescence !
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QUESTION 5
Pouvez-vous mindiquer sil
existe vraiment une variété de cactus qui aurait la propriété de diminuer les
radiations électromagnétiques émises par postes T.V. et écrans dordinateurs ? Si
oui, comment expliquer ce phénomène et quel est le nom précis du cactus en question ?
REPONSE
D'après Blanche Mertz, ancienne directrice du Centre de Géobiologie de
Chardonne en Suisse, aujourd'hui décédée, il existe un cactus,
quon appelle « Cereus peruvianus » ou « Cierge du Pérou »,
qui aurait la propriété dabsorber les radiations électromagnétiques parasites
des écrans cathodiques. Le phénomène se rattacherait à
la géobiologie. Il aurait été observé et mesuré par de nombreux scientifiques, professeurs
duniversités, en Allemagne, Suisse, Italie ... (pas en France évidemment ! La
géobiologie ny ayant pas bonne réputation
) Pour une action efficace, il
faudrait
placer un sujet dune trentaine de centimètres à proximité de lécran. Les
plantes les plus puissantes seraient celles qui présentent six côtes (faces), mais elles
sont rares, la plupart des jeunes plantes ayant seulement cinq côtes. Dautres espèces de
cierges auraient été testées, mais seraient bien moins efficaces.
Ces informations provenant d'une seule source sont reprises et colportées
par de nombreux sites Internet depuis des années, et maintenant par des livres traitant des plantes dépolluantes,
mais elles n'ont jamais fait l'objet
d'une véritable communication scientifique dans une revue sérieuse. D'autre part, ayant fait l'achat du
livre "l'Ame du Lieu" de B. Mertz, j'ai pu me rendre compte que
l'auteur était vraiment exaltée par sa passion et ne savait pas ce qu'est
vraiment un Cereus peruvianus, ce qui ne l'empêchait pas d'en voir sur les
haut-plateaux du Mexique, où la plante n'a pourtant jamais poussé ! Dans la
dernière édition de son livre, l'auteur recommandait par ailleurs des Cereus
peruvianus monstruosus de 20 cm de hauteur, qui n'ont plus rien à voir avec les
Cereus peruvianus à 6 faces du départ. Enfin, les travaux des scientifiques en
question ne sont disponibles nulle part sur Internet, donc difficiles à
vérifier et à reproduire.
J'avais personnellement écrit à B. Mertz pour en savoir plus, laquelle
m'avait assuré de la véracité des faits. Elle est aujourd'hui contredite par
les dirigeants actuels du Centre de Géobiologie de Chardonne, selon
lesquels cette rumeur qui court sur Internet est (dixit) "une récupération abusive des
informations de B. Mertz et relève de la pure croyance !" Si eux-mêmes
l'admettent...
Le nom scientifique du cierge du Pérou est Cereus hildmannianus. Il n'est
pas originaire du Pérou mais d'Argentine selon toute vraisemblance.
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QUESTION 6
Jai un cactus qui est tellement grand
quil bascule, jaimerais bien savoir comment on fait pour le couper. Je ne sais
pas de quelle race il est mais je vais te faire un petit dessin.
REPONSE
Ton cactus est un Opuntia ou
« figuier de barbarie ».
Pour le couper, cest très simple: tu
tailles les palettes qui te gênent avec un sécateur ou un couteau-scie, selon la
grosseur. Si tu veux, tu peux tamuser à les rebouturer, cest très facile. Tu
mets les palettes coupées à sécher trois semaines à lair libre. Puis tu les
replantes dans un pot avec un mélange terreau+sable. Tu arroses légèrement, et les
boutures reprennent en quelques semaines. Le meilleur moment pour tailler et bouturer est
le printemps. Pour ne pas te piquer avec les épines, saisis les palettes avec une bonne
épaisseur de papier journal et mets des gants.
Amuse-toi bien !
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QUESTION 7
Habitant dans la banlieue bordelaise, je
suis intéressé par la culture des cactus au grand air, et je recherche donc des espèces
particulièrement robustes, susceptibles de supporter les hivers bordelais sans trop de
mal. Le principal problème vient du haut taux dhumidité de lair et du sol en
hiver qui nécrose rapidement les plantes. Le froid est secondaire car il fait en moyenne
une température minimale de -5°,exceptionnellement -10° (tous les 10ans).
Jai visité un jardin de Cactées à
Washington DC, où les plantes survivaient à des températures de -15° de manière
courante, cest encourageant. Non seulement le propriétaire y avait planté des
oponces nord-américaines, mais aussi des cactus miniatures plus délicats. Les plantes
grasses standards de la côte méditerranéenne ne se révèlent néanmoins pas
concluantes. Le figuier de Barbarie et les agaves (americana) ne donnent pas grand
chose...
REPONSE
Comme vous lavez remarqué,
cest lhumidité qui pose plus de problèmes que le froid avec les plantes
succulentes. Je pense quil est tout de même possible de trouver des espèces
susceptibles de sadapter à votre climat, notamment dans les Echinocereus,
Echinopsis et Trichocereus. De nombreuses espèces dAgave sont rustiques mais
attrapent une maladie destructrice en hiver si on ne les protège pas de lhumidité.
Idem pour certains Opuntia, mais il en existe cependant de très solides espèces.
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QUESTION 8
Quest ce que lon peut faire de
manière à réduire les problèmes dhumidité ? La protection avec des moyens
classiques (feuille de plastique ou paillage avec des feuilles/paille ou fougères) ne
semble pas adaptée.
REPONSE
Pour la protection des espèces de petite
taille qui ne supportent pas lhumidité, telles que Agave utahensis et ses
variétés, le mieux est de construire un petit cadre en bois sur lequel on colle une
vitre. En automne, le cadre est fixé par des vis sur quatre petits piquets. De cette
façon, la plante nest pas enfermée, mais ne reçoit pas la pluie, ni la rosée du
matin. Des traitements avec des fongicides polyvalents peuvent être utiles.
Pour les grosses variétés dAgaves,
les Opuntia, les cierges... une protection intéressante peut se réaliser avec du voile
de forçage qui est utilisé par les maraîchers pour protéger et hâter les cultures de
légumes en plein air. Ce voile très léger est constitué de fibres synthétiques non
tissées. Il laisse respirer les plantes. La rosée et la glace se cristallisent sur le
voile au lieu de se fixer directement sur lépiderme des plantes. On peut protéger
les cactus simplement en les entourant de voile et en maintenant celui-ci avec de la
ficelle. On peut aussi garder un espace plus important en enfonçant quatre piquets autour
de chaque plante et en agrafant le voile sur les piquets.
Sil fait vraiment froid, on peut
remplacer le voile de forçage par du plastique à bulles, très isolant.
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QUESTION 9
Que pensez vous de la rusticité de
lAgave filifera et de lEchinocereus fitchii? Pendant ma visite à Washington,
on mavait vanté la résistance dà peu près toutes les espèces des USA
(Mammillaria des montagnes du Nouveau-Mexique), Echinocactus (Texas), Ferocactus
(Arizona). Le conservateur de ce jardin exotique mavait pourtant sensibilisé au
besoin de trouver les variétés les plus nordiques des espèces citées.
REPONSE
Agave filifera est une espèce moyennement
rustique, mais qui supporte assez bien lhumidité. Echinocereus fitchii fait partie
du complexe Echinocereus reichenbacchii, un groupe dEchinocereus originaires du
Texas, du Nouveau-Mexique et de lArizona. Ce sont des plantes très solides, qui
peuvent encaisser jusquà -20°C, mais les hivers sont très secs dans le sud des
USA. Chez nous, il ny a que les essais qui permettent de dire si telle ou telle
espèce est réellement adaptée à une plantation en plein air. Des espèces couramment
utilisées en Allemagne donnent parfois de mauvais résultats dans les régions
méridionales. Les hivers nétant pas très froids, les sujets nentrent pas
complètement en repos et peuvent se faire surprendre par une brusque baisse des
températures. Toutefois, je pense quil y a de nombreux cactus (Opuntia,
Echinocereus, Echinopsis, Trichocereus, Coryphantha, Thelocactus, Echinocactus,
Ferocactus...) qui peuvent se planter sans protection, à condition de créer une rocaille
bien drainée et contenant une faible épaisseur de terre. Une plate-bande quelconque dans
un jardin ne conviendrait sûrement pas en raison des risques de pourriture des racines.
Pour les succulentes autres que les Cactées, le choix est plus réduit: Agave, Yucca,
Lewisia, Sedum non mexicains et Sempervivum. A Fréjus, nous avons couramment -2 à -4° C
le matin en janvier, rarement moins. Tous les Opuntia passent lhiver dehors, mais
jai beaucoup de problèmes avec les Agaves, qui attrapent une maladie cryptogamique
très difficile à enrayer. Au printemps, je suis obligé de couper la moitié des
feuilles, car elles sont trop abîmées. Des traitements au mancozèbe et au sulfate de
cuivre sont assez efficaces, mais quand il pleut pendant des semaines comme
pendant l'hiver 1996/1997,
il est impossible de traiter.
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QUESTION 10
Jai une collection de cactus
(modeste) qui nont rien dexceptionnel, si ce nest leur âge puisque je
les cultive depuis 10 ans. Soleil ardent lété dans le coin dun mur exposé
au sud et hivernage au sec dans la pénombre dune cave (tout le monde na pas
la chance davoir une serre), ce traitement semble développer les caractères
intéressants des cactus: aiguillons puissants et colorés, pruine etc..., il semble par
contre limiter la vitesse de leur développement.
REPONSE
Cest normal, les rayons UV du soleil
ont un effet nanificateur sur les plantes cultivées en plein air. Dans une serre, le
verre arrête plus de 90% des UV, tout en emprisonnant les infrarouges, doù
échauffement intense, ce qui fait que les cactus poussent plus vite en serre quà
lextérieur (sous nos latitudes). La vitesse de croissance des jeunes plantes est
donc difficilement compatible avec le développement des épines et de la pruine, qui
servent à protéger les plantes de lardeur du soleil. Pour compenser ce
phénomène, il est bon dutiliser un engrais plus riche en azote pour les plantes
cultivées en plein air que pour celles qui sont cultivées sous abri. Je rappelle que les
Cactées sont des plantes peu exigeantes en azote, elles nécessitent beaucoup plus de
phosphore et de potasse, éléments indispensables au métabolisme, à la floraison, à la
constitution des épines et à la résistance à la sécheresse. Lazote est, quant
à lui, lélément responsable de la croissance végétative.
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QUESTION 11
Un liquide blanc sécoule de mon
Notocactus magnificus. De quelle maladie sagit-il ?
REPONSE
Jai du mal à imaginer un liquide
blanc coulant dun cactus, même malade. Lexplication la plus plausible est que
votre plante a attrapé des cochenilles farineuses, qui sécrètent un miellat
(déjections sucrées) sur lequel se développe un champignon, la fumagine. Ce champignon
est sans danger, mais inesthétique. Par contre, les cochenilles farineuses risquent de
faire mourir votre cactus. Il faudrait traiter avec un insecticide anti-cochenilles, mais
auparavant, la meilleure chose est de le nettoyer. Pour cela, vous le dépotez, secouez la
vieille terre et brossez les cochenilles avec un pinceau-brosse à poils courts. Puis vous
rincez abondamment le cactus à leau tiède avec une douche coulant suffisamment
fort pour décoller le restant des cochenilles. Enfin, vous le faites sécher une journée
avant de le rempoter et de le traiter.
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QUESTION 12
Dois-je appliquer un traitement préventif
aux cactus qui étaient installés dans la même serre malgré la mise en quarantaine de
ce Notocactus magnificus ?
REPONSE
Je pense quil serait bon de traiter
préventivement avec un insecticide, les cochenilles nétant pas forcément très
visibles au début. Si vous avez peu de plantes, vous pouvez utiliser un produit en bombe
à base de pypéronyl butoxide + pyrèthre (insecticides dorigine végétale).
Nexposez pas les plantes au soleil pendant quelques jours. Pour une collection
importante, vous pouvez utiliser un insecticide systémique anti-pucerons
("Confidor J" de Bayer), ou un
insecticide spécial cochenilles à base d'huile minérale (avec précaution, car ce type de produit nest pas
adapté à tous les cactus)
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 13
Jai relevé dans votre catalogue, à
propos de certains Echinocereus, lexpression « floraison tardive ».
Voulez vous dire tardif en saison ou ne fleurissant que sur des plantes âgées ?
REPONSE:
Par floraison tardive, jentends
floraison à un âge avancé, au moins cinq ou six ans. Certains Echinocereus fleurissent
très vite, mais la plupart ont besoin de 4 ou 5 ans pour fleurir.
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QUESTION 14
Votre catalogue est une mine
dinformations. Jai toujours voulu savoir comment vous aviez les températures
minimales pour les genres et variétés ? Est ce le fruit de dizaines d'années dexpériences ?
REPONSE
Les résistances au froid sont le fruit de
mon expérience pour les températures jusquà -4 ou -6 °C. Pour les variétés les
plus résistantes, je me base sur différents livres ou catalogues de graines, notamment
celui de Mesa Garden (Belen, New Mexico - USA), qui est très fiable, étant donné
quil fait très froid dans le sud des Etats-Unis. Cest la région
dorigine des variétés les plus résistantes dEchinocereus, de Coryphantha et
dOpuntia. Jenregistre aussi les résultats des tentatives de mes clients, et
jobserve le comportement des plantes en différents endroits de la région. Les
articles parus dans les revues damateurs sont très intéressants, car ils retracent
les dégâts causés par le froid sur les collections à différentes époques. Il faut
évidemment en avoir une bonne quantité pour que ce soit intéressant. Il y a eu de
nombreux renseignements ou listes de plantes rustiques dans les revues qui ont paru après
les gels de 1956 ou 1985. La liste des dégâts enregistrés à Fréjus après le gel du
siècle (1956), établie par mon père, mest utile et me permet de constater que la
rusticité est vraiment variable dun hiver à lautre, en fonction de la durée
et de la brutalité du froid.
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QUESTION 15
On ma offert une plante que je ne
connais pas. Son nom est « Bowiea volubilis ». Tout ce que je sais sur elle,
cest que cest une sorte de gros oignon sur lequel pousse une longue tige
dun vert tendre et qui fait de toutes petites fleurs. La tige repose sur un tuteur;
il ny a pas de piquants. Voici le conseil de soins quon ma donné : ça
se soigne comme un oignon ! Cest bien de le savoir, mais quand on na jamais
cultivé doignons le problème reste entier. Vous avez probablement compris que je
suis une citadine ignare dans le domaine. Je ne voudrais pas que cette plante souffre et
meure car elle est originale et très jolie. Merci de me fournir quelques explications si
vous en avez.
REPONSE
Le Bowiea volubilis fait effectivement
partie de la famille des Liliacées, à laquelle appartient également loignon,
doù la ressemblance du bulbe. Le feuillage est par contre très différent.
Cultivé dans la maison, le Bowiea produit du feuillage quasiment toute lannée.
Dans une serre ou une véranda, la plante peut arrêter de pousser pendant une courte
période de lété. Si vous voyez le feuillage jaunir, stoppez les arrosages, et ne
les reprenez que lorsquune nouvelle tige ressort du bulbe. La plante nest pas
difficile et pousse dans du terreau ordinaire additionné dun peu de sable. Laissez
la terre sécher un peu entre deux arrosages. Le Bowiea na pas de parasite, ni de
maladie. Il se reproduit par éclatement des touffes ou par semis (beaucoup plus long).
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QUESTION 16
Jai eu la chance de pouvoir
bénéficier des prélèvements de graines de Copiapoa dans les Andes faits par Rudolf
Schultz et Attila Kapitany (
) Donc, jai reçu des dizaines de graines,
toutes étiquetées, avec la précision exacte du lieu de prélèvement. Jai semé
ces graines et jai un taux (au bout de 3 semaines) de réussite de quasiment 50%, je
suis très content ! Seulement, je ne voudrais prendre aucun risque vis à vis de ces
plantules et je me demandais si tu avais des conseils à me donner les concernant. Bien
sûr, toutes les précautions dusage ont été prises, notamment pour la
désinfection du substrat, le contrôle de lhumidité et la chaleur. Elles sont
disposées en demi-terrines à 30 cm du sol dans une serre en verre faisant 2,50m de haut,
et sont sur des étagères situées en dessous dautres, donc pas de risque
densoleillement trop fort (en plus ma serre est blanchie). La température
sélève actuellement de 20° la nuit à plus de 40° le jour au niveau de mes
plantules, mais beaucoup plus en haut de la serre. Y a til un risque ? Elles sont
humidifiées 1 fois par semaine actuellement, et le traitement a lair de leur
convenir puisquelles poussent (elles ont même leur premiers poils et aiguillons
pour certaines), mais peut-on faire mieux ? De quelles façons dois je continuer ce
traitement ou dois-je le changer progressivement pour un autre et dans quelles mesures ?
REPONSE
Le traitement de tes Copiapoa me parait
excellent. Il faudra juste les habituer à une lumière plus vive vers lâge de
trois mois pour éviter un étiolement. Quand la température monte au dessus de 40°C, ce
nest pas grave si la serre est blanchie, mais il vaudrait mieux aérer, parce
quau dessus de 35 °C, il ny a plus de croissance. Les graines de Copiapoa
sont rares, mais les plantules ne sont pas très difficiles à mener, si ce nest la
lenteur de certaines espèces (dont cinerea). Pour ma part, jai des problèmes avec
les thrips. Je te conseille de traiter de temps en temps avec des insecticides
variés pour éviter les dégâts de ces sales bestioles.
Plus de détails dans mon guide de culture
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QUESTION 17
Jai un Trichocereus pasacana mesurant
1,70 m environ et dun diamètre de 35 cm (50 avec les épines). Il est dans un pot
plastique robuste et a passé sans problème lhiver dehors (mais il est en ville,
donc à la campagne il a fait 5° de moins cet hiver). Et je souhaiterais le mettre en
pleine terre chez ma mère à la campagne. Y-a t-il un risque ? Daprès ce
quon ma dit, il peut supporter des froids très agressifs, mais est-ce vrai ,
et jusquà quel point ? Pour info, depuis 1 an, il a grandi de 8 cm environ en
hauteur, il est situé plein sud et légèrement à labri dun toit qui est
très haut au dessus de lui et qui ne lui empêche pas du tout la lumière ou la pluie de
passer, mais comme la pluie vient de louest, il nest pas souvent et
suffisamment arrosé.
REPONSE
Cest vrai que le Trichocereus
pasacana est très résistant, jusquà environ -10°C. De plus, les grosses plantes
sont moins fragiles, et le tien est déjà habitué au plein air. Je ne sais pas à
combien la température descend chez ta mère, mais il serait bon de laisser un
thermomètre à minima pendant lhiver avant de tenter lexpérience. Si tu
pouvais le planter contre un mur, ce serait bien aussi. Sil fait très froid, en
dessous de -8°C, tu peux toujours le protéger avec du voile de forçage enroulé autour
de la plante. Mes Trichocereus terscheckii, cousins du pasacana, ont résisté à -12°C en
1985 avec une simple couverture de polyane. Je ne pense pas que cette couverture simple
paroi ait servi à quelque chose dailleurs !
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QUESTION 18
Jaimerais connaître les périodes de
floraison des : Lobivia, Echinopsis, Echinocereus, Gymnocalycium, Notocactus. Merci
davance.
REPONSE
Sur la Côte dAzur, les Echinocereus
fleurissent à partir de mars (Echinocereus viridiflorus) jusquà juillet
(Echinocereus sciurus) avec un maximum au mois de mai. Les variétés remontantes
refleurissent en septembre. Le plus florifère: Echinocereus reichenbacchii ssp. fitchii.
Les Echinopsis et les Lobivia fleurissent surtout en juin, mais les vieilles plantes
fleurissent plusieurs fois pendant lété. Les Notocactus et les Gymnocalycium
fleurissent davril à juin, selon les variétés. Certaines espèces ont une
floraison prolongée qui sétend sur plusieurs mois (Notocactus ottonis, G.
baldianum, damsii, mihanovicchii...)
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 19
Mon amie a récemment acquis des
« Lithops Marmorata » ainsi que des « Ophthalmophyllum
friedrichiae » et elle ma demandé des renseignements concernant ces plantes.
Parcourant le Web je suis arrivé sur votre site, ce qui mamène à vous demander
des renseignements sur les plantes en question car, je dois lavouer, mes
compétences en la matière sont proches du zéro absolu.
REPONSE
Les Lithops et les Ophthalmophyllum, ou
« plantes-cailloux », font partie de la famille des Mésembryanthémacées ou
Aizoacées. Ils sont originaires dAfrique du Sud et de Namibie. Ils poussent dans
des zones très arides. Leur croissance est très lente. Ils demandent un maximum de
lumière et de soleil, et de leau avec parcimonie, seulement quand il fait chaud. Plantez-les
dans un substrat très drainant, par exemple: 30% terreau, 20% terre de jardin, 30% sable,
20% cailloux. En hiver, gardez-les totalement au sec. Malgré ces précautions, il peut
arriver que les Lithops pourrissent. Pour éviter ce problème, désinfectez la terre 2 ou
3 fois par an en ajoutant un peu de fongicide à leau darrosage.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 20
Jaimerais savoir, une fois les
graines semées, comment les arrose-t-on, si je peux les mettre dehors, au soleil ou pas,
sous une serre?
REPONSE
Le semis est une technique délicate, je ne
peux pas vous expliquer tout en détail ici, mais en voici les grandes lignes:
Les semis ont besoin dune atmosphère
chaude, humide et ombragée en permanence. La température idéale se situe aux alentours
de 20° C la nuit et de 30 °C le jour. Le substrat doit être composé de terreau semis
(ou de tourbe blonde) et de sable. Il faut le tremper au moment du semis avec une solution
contenant un fongicide, pour éviter la fonte des semis (pourriture). Les graines doivent
être légèrement recouvertes de sable fin. Tant que la germination nest pas
terminée, il faut couvrir la terrine ou les pots avec une feuille de verre ou de
plastique transparent pour conserver la chaleur et lhumidité. Il existe aussi des
mini-serres chauffantes très pratiques pour les semis. Lorsque les graines ont levé,
vous pouvez donner un peu dair, mais veillez à conserver une légère humidité
dans la terrine pendant trois mois, le temps que les plantules se développent un peu, en
trempant le bas de la terrine, ou avec des vaporisations fréquentes. Par la suite, vous
pouvez endurcir progressivement le semis en espaçant les arrosages et en donnant plus
dair et moins de chaleur. Ne le mettez pas en plein soleil, cest dangereux et
inutile pour de très jeunes plantes.
Plus de détails dans mon cours pratique n°3
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 21
Je madresse ici au spécialiste
reconnu. Malgré des soins très attentifs, notamment en matière dhydratation, de
qualité du substrat et de luminosité, jai énormément de peine à faire fleurir
les quelque 150 objets de ma passion actuellement en ma possession. Cette année,
léchec est notamment total avec les Mammillaria, alors que seuls quelques
Gymnocalycium me donnent de belles satisfactions. Malgré la consultation de nombreux
ouvrages, la seule piste en ma possession réside dans le fait que je suis dans
limpossibilité dhiverner mes cactus au frais. Jhabite à proximité du
lac de Neuchâtel, en Suisse. Mes plantes passent tout lété à lextérieur.
Mais la température minimale de la pièce où elles séjournent durant les mauvais jours
est de 18°C. Nayant pas pour linstant les moyens de me faire installer une
serre, jaimerais savoir sil existe des techniques pour forcer un peu la nature
et faire en sorte que, malgré leur séjour hivernal à température douce, les cactus me
gratifient de leur floraison une fois le printemps revenu. Une réponse de votre part ou
des indications bibliographiques me rempliraient daise
REPONSE
Le problème de la floraison chez les
Cactées est classique. Il semblerait que toutes les personnes qui gardent leurs cactus
dans la maison soient dans le même cas. Je nai pas de difficulté particulière
avec les Mammillaria, ce sont même des plantes plutôt faciles à faire fleurir.
Pourtant, il peut faire très chaud dans une serre sur la Côte dAzur en hiver,
quand la journée est ensoleillée. Lhiver dernier a été très doux et cela
na pas empêché mes cactus de fleurir abondamment, même les Echinocereus ou les
Echinopsis qui sont réputés difficiles. Je pense que les conditions pour une bonne
floraison sont:
-
Une bonne croissance. Les Mammillaria ne fleurissent que sur la pousse de
lannée précédente. Les plantes doivent être bien nourries, de façon à ce
quelles fassent des réserves.
-
Un repos très lumineux. La floraison est toujours en avance sur la Côte
dAzur par rapport au nord de la France, alors que nous y avons des hivers plus doux.
Si la floraison nétait quun problème de froid, les plantes devraient avoir
du mal à fleurir ici, ce qui nest pas le cas.
-
Un repos avec de fortes variations de température. Cest sans doute sur ce
point que se situe votre problème. Ce qui compte, cest davoir des écarts de
température, plus que du froid réel. Je chauffe mes serres entre 0 et 5°C la nuit
pendant lhiver. Dans la journée, la température peut remonter énormément, mais
manifestement, cela na pas dimportance. Une solution consisterait peut-être
à couper le chauffage dans la pièce où sont hivernés les cactus, seulement pendant la
nuit, et à le rouvrir le matin pour ne pas vous geler ! De plus, il ne faut pas arroser
du tout vos cactus pendant au moins trois mois, pour les forcer à se reposer malgré vos
18°C. Par contre, à partir du printemps et jusquà la fin de lété, donnez
de lengrais spécial cactus, riche en phosphore et potasse, qui stimulent la
floraison.
Une preuve que le froid nest pas
indispensable pour les Mammillaria, cest que mes clients de Nouvelle-Calédonie
nont pas de problème de floraison avec ces plantes. Là-bas, il fait tout le temps
chaud, les plantes poussent et fleurissent presque constamment. Les difficultés sont plus
importantes avec les Echinopsis, les Lobivia et les Rebutia. Les espèces de haute
altitude ont réellement besoin de fraîcheur et un client ma avoué avoir mis son
Chamaecereus silvestri au frigo pour le forcer à fleurir ! Notez toutefois quon
peut faire fleurir plusieurs fois par an cette espèce, en la laissant se ratatiner
complètement sans arrosage. En reprenant les arrosages sur une plante très sèche, la
plante regonfle vite et les boutons apparaissent pour une nouvelle floraison. Pour les
Cactus de Noël (Zygocactus, Schlumbergera, Rhipsalidopsis) cest le raccourcissement
des jours qui provoque la floraison, et on peut donc la stimuler grâce à un
obscurcissement artificiel, suivi dun éclairage artificiel. En conclusion, je
dirais quil est nécessaire de créer des différences, des chocs ou des stress pour
obtenir une bonne floraison.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 22
Jai quelques plantes ainsi que des
graines que je fais germer, et jaimerais savoir quel sont les conditions
administratives pour pouvoir devenir producteur et vendre les plantes que je cultive ?
REPONSE
Pour sinstaller en tant que
producteur, il faut, comme pour toute activité en France, se déclarer à lINSEE et aux
Impôts.
De plus, il faut sinscrire au Service
Régional de la Protection des Végétaux pour le contrôle phytosanitaire, et
saffilier pour les charges sociales à la Caisse de Mutualité Sociale Agricole du
département. Linscription à cet organisme est la plus contraignante, car pour
obtenir le statut dexploitant agricole, il faut avoir une exploitation dune
surface au moins égale à la SMI (surface minimum dinstallation), laquelle varie
selon les départements, le type de culture envisagé et le type dabri utilisé.
A défaut dobtenir le statut
dexploitant agricole, qui nécessite un investissement important mais est assez
intéressant au point de vue fiscal, vous pouvez toujours vous installer en tant que
commerçant, avec affiliation à lURSAFF au lieu de la CMSA et du SRPV, ce qui vous
permettra de vendre, en plus des vôtres, des plantes achetées à des producteurs ou
négociants.
Je ne suis pas du tout spécialiste de ces
questions. Consultez un expert-comptable pour obtenir des précisions.
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QUESTION 23
Jai eu en octobre un problème sur
mes Agave americana. En effet, je les avais laissés dehors jusquau début de
lautomne, mais malheureusement pendant 3 semaines il a beaucoup plu. Suite à cela,
je les ai rentrés dans la véranda et jai observé des petites ponctuations sur les
feuilles (2 à 5 par feuille) avec épanchement de sève qui, au bout dun certain
temps, se cristallise, un peu comme du caramel. En avril, au niveau des ponctuations, la
feuille était desséchée (cercles concentriques) suite à lécoulement de sève.
Je narrive pas à voir la liaison entre un excès deau et lépanchement
de sève, auriez vous une idée ou alors avez vous déjà vu ces symptômes ?
REPONSE
Le problème de votre Agave est
malheureusement un « classique » dans mes cultures de plein air. Il
sagit de lanthracnose, maladie provoquée par un champignon pathogène, le
Colletotrichum gloeosporioides. Il se développe particulièrement en automne car il aime lhumidité
et une température douce. Dailleurs, la maladie sarrête delle-même en
été, quand il fait très chaud et sec. Dans les cas extrêmes, les zones circulaires que
vous avez observées sétendent en zones de forme quelconque et se rejoignent en
grandes masses marron, molles et suintantes. Le « caramel », cest ce qui
reste des cellules de lagave, une fois que le champignon a fait son uvre. Les
feuilles les plus atteintes doivent être éliminées. Il sagit toujours des
feuilles les plus vieilles; on les coupe au début du printemps, ce nest pas gênant
pour la plante. Pour les feuilles les plus jeunes, quelques traitements avec un fongicide
contenant du mancozèbe (« Dithane » ou autre) parviennent à stopper la maladie. Il vaut mieux
traiter les agaves en préventif dès la fin de lété, pour éviter de rentrer des
plantes malades, car en atmosphère confinée, lanthracnose se développe plus
rapidement. Si vous ne trouvez pas de mancozèbe, prenez un fongicide à base de manèbe,
d'iprodione ou de cuivre ça marche aussi, mais cest moins actif.
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QUESTION 24
Je demeure en banlieue de la ville de
Québec et, avec nos hivers canadiens, il mest impossible, comme vous pouvez vous en
douter, de créer un jardin de cactus à lextérieur de la maison. De plus, je
nai pas beaucoup despace pour pouvoir mettre les plantes à la clarté près
des fenêtres. Alors je vous demande, « Est-ce possible de bien faire pousser des
cactus et de les faire fleurir avec de la lumière artificielle ? », et si oui,
« Quel type de lumière conseillez-vous? ».
REPONSE
Il est possible de cultiver des cactus en
intérieur avec de la lumière artificielle, mais il est difficile de les faire fleurir de
cette manière. Dans votre cas, le mieux serait de cultiver les plantes à
lextérieur lorsquil ny a plus de risque de gel, puis de les mettre au
repos dans une pièce fraîche (lidéal est 5 à 10 °C), même peu éclairée,
plutôt que dans une pièce chauffée aux alentours de 20°C. En gardant les cactus à une
température constante et tempérée, on bloque le processus de formation des fleurs chez
de nombreuses espèces, notamment celles originaires de moyenne ou haute altitude. Si vous
désirez quand même faire lexpérience de cultiver des cactus dans la maison avec
éclairage dappoint, je vous conseille les Mammillaria. Ces plantes sont assez
tolérantes à la culture en intérieur, et pourraient saccommoder dune
température constante. Elles devraient profiter dun éclairage artificiel
prolongé. Il existe des types de lampes qui sont étudiés spécialement pour les plantes
et qui reproduisent les radiations bénéfiques aux plantes. Je ne peux vous conseiller de
modèle précis disponible au Canada, mais de nombreux fabricants dampoules en
proposent. Vous pouvez demander conseil à un électricien, qui sera plus qualifié que
moi dans ce domaine. Lintensité de lumière devra être très forte et maintenue
une douzaine dheures par jour.
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QUESTION 25
Jhabite au Québec. Pouvez-vous me
conseiller quelques livres pour débutant sur la culture et sur le choix des cactus?
REPONSE
Un bon livre aux Editions Belin (Paris): le
« Guide de lAmateur de Cactus » de Pierre-Louis Fröhring. Il donne de
nombreux conseils sur la culture de ces plantes. Parmi les autres bons livres: "Cactées"
d'E. Manke aux éditions Artemis, complet et pas cher , "Portraits de Cactées"» de Rod et Ken Preston-Mafham chez
Ulmer pour la quantité de photos... Ces deux
ouvrages proposent plusieurs centaines de photos chacun. Il y a peut-être des livres
intéressants au Canada, mais je ne les connais pas.
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QUESTION 26
J'ai un Pachypodium d'environ 60 cm de
hauteur. Les feuilles poussent régulièrement mais noircissent rapidement et sèchent.
Pouvez-vous m'indiquer quel remède je peux y apporter ?
REPONSE
Il m'arrive d'avoir le même problème avec
les Pachypodium. Je ne connais pas la cause exacte de cette nécrose des feuilles. Il
semblerait qu'elle survienne lorsque les plantes sont cultivées en atmosphère chaude et
confinée, ce qui fait plutôt penser à une maladie cryptogamique, mais on n'aperçoit jamais de taches bien délimitées,
comme c'est normalement le cas avec des attaques de champignons.
J'en ai parlé avec un producteur de Pachypodium, et d'après lui, la raison
est purement physiologique, c'est à dire liée à un changement dans les
conditions de culture. Après un temps d'adaptation, les feuilles reprennent
leur croissance normale.
Dans la pratique, j'ai constaté que la nécrose disparait
lorsque la plante est cultivée à l'extérieur pendant la belle saison. Les
feuilles deviennent beaucoup plus belles au soleil.
Ne pas confondre avec la maladie qui fait de petites taches circulaires
noires un peu partout sur les feuilles, par temps froid et humide. Il s'agit là
d'Alternaria. Plus de détails dans mon guide de culture.
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QUESTION 27
Voilà le problème actuel que je me pose :
j'ai de temps en temps des problèmes (comme tout le monde) avec cochenilles et poux des
racines. Traitant avec de l'Ultracide, je commence à avoir peur de ce produit, et donc je
voudrais trouver un substitut disponible à la vente dans le commerce et aussi efficace,
mais beaucoup moins dangereux pour la santé.
REPONSE
l'Ultracide n'est plus commercialisé. Il a été retiré de la vente et son
usage est maintenant interdit.
Je rappelle qu'en raison de
leurs carapaces cireuses, les cochenilles sont plus difficiles à détruire que les autres
parasites, chenilles ou pucerons par exemple. Pour en venir à bout c'est donc très
simple en théorie: il suffit de dissoudre l'enduit cireux qui les protège. C'est
pourquoi les préparations anti-cochenilles contiennent de l'huile minérale ou de l'huile de colza.
D'autre part, les plantes atteintes doivent
être traitées plusieurs fois, car il n'est pas possible de détruire en une seule fois
les adultes, les larves et les oeufs. Chaque fois qu'on le pourra, on décollera le
maximum de cochenilles avec un pinceau ou un jet d'eau, avant de procéder à la
pulvérisation.
L'huile minérale blanche est un produit bon marché
et inoffensif qui, même utilisé seul, donne d'excellents résultats. Ce produit
écologique, dont on se servait déjà au XIXème siècle, connaît un retour en grâce. On
en trouve dans toutes les jardineries. Malheureusement, l'huile blanche dissout aussi la
pellicule cireuse qui recouvre l'épiderme de nombreuses espèces pruineuses. On ne pourra
l'utiliser que sur les espèces vertes, et de préférence en traitement d'hiver.
Les anti-cochenilles courants du commerce
(produits concentrés à diluer et à pulvériser) sont précisément composés d'huile
blanche ou d'huile de colza et d'additifs. Par conséquent, l'utilisation de
ce type de produit se fera dans les mêmes conditions que pour l'huile blanche pure: en
hiver et sur les espèces vertes. Pour éviter certains dégâts, sur Crassula notamment,
on utilisera une dose plus faible que celle préconisée.
Pour une petite
collection, on peut utiliser aussi des produits en bombe, prêts à l'emploi. Plusieurs
types existent. On préfèrera systématiquement ceux qui contiennent un mélange huile
minérale + pyréthrines + pypéronyl butoxide. Les pyréthrines et le pypéronyl sont des extraits de plantes inoffensifs pour
l'homme. Ils donnent de très bons résultats et sont moins toxiques pour les végétaux
sensibles.
D'autres préparations insecticides sont à base de bifenthrine. Elles ne présentent pas
d'inconvénient car elles ne contiennent pas d'huile blanche, mais plutôt
des adjuvants qui étalent le brouillard sur les parasites. Leur action sur les cochenilles
se limite au stade larvaire.
Alors que tous les produits que je viens de
citer sont des produits de contact (efficaces par contact direct) une autre solution
consiste à se servir de produits systémiques.
Issus de la recherche chimique, les
produits systémiques n'ont pas d'équivalent dans la nature. Ils sont véhiculés par la
sève montante, ou bien sont capables de traverser l'épiderme des plantes. De ce fait,
ils sont rapidement protégés contre les pluies, et leur durée de vie est plus longue
que celle des produits de contact. Très efficaces contre les insectes piqueurs, ils sont
généralement homologués contre les pucerons. Mais comme les cochenilles sont aussi des
insectes piqueurs, les insecticides systémiques se révèlent également efficaces contre
elles.
On utilisera les systémiques de préférence en période de végétation
active, et on réservera les produits de contact plutôt pour la période de repos. On
peut se servir du même produit toute l'année, mais il vaut mieux varier. De cette
façon, il y a peu de chances que des souches résistantes de parasites apparaissent.
Compte tenu de leur toxicité, la plupart des insecticides systémiques
utilisés dans les années 1980 à 2000 ont été retirés de la vente. Il en
existe un non toxique pour l'homme, le "Pucerons systémique" (Confidor J) de Bayer, disponible en
aérosol et petits flacons de concentré à diluer. Vous pouvez en acheter sur
ce site ou dans votre jardinerie préférée.
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QUESTION 28
Comment réaliser des hybrides chez les Cactées ?
REPONSE:
Les hybridations ne sont pas difficiles à
réaliser, d'ailleurs certains genres s'hybrident spontanément en culture si l'on ne
prend pas la précaution de séparer les espèces qui fleurissent en même temps.
Normalement, il n'est pas souhaitable de fabriquer des hybrides chez les Cactées. La
diversité de cette famille est telle qu'il vaut mieux s'attacher à obtenir d'abord un
maximum d'espèces pures.
La pratique de l'hybridation correspond à la nécessité d'améliorer une espèce, par
exemple pour augmenter le rendement du blé ou sa résistance aux maladies, ou pour créer
des fleurs de couleurs inédites dans le cas des rosiers, pour lesquels on est parti de
quelques espèces botaniques pour arriver à des milliers de créations finales
intéressantes.
Chez les Cactées, certains genres (Epiphyllum, Heliocereus, Selenicereus, Wittia
)
ont fait l'objet de croisements intensifs depuis le XIXème siècle, pour obtenir des
Epiphyllum hybrides (ou Epicactus) aux fleurs multicolores se maintenant pendant plusieurs
jours, alors que les espèces botaniques produisent des fleurs blanches nocturnes de
courte durée. Les Schlumbergera (Cactus de Noël) font l'objet d'hybridations depuis aussi
longtemps, ce qui a permis d'obtenir d'autres couleurs que le rouge et le rose
traditionnels, notamment le jaune. Les Echinopsis oxygona ont été croisés avec de
nombreuses espèces de Lobivia, de même que les Chamaecereus silvestrii, et on a obtenu
des plantes aux fleurs magnifiques. Voilà à peu près les seuls genres de Cactées chez
qui l'hybridation présente un intérêt commercial en raison de la grosseur et de la
couleur des fleurs obtenues.
Je ne vois pas l'intérêt de croiser des
espèces de Mammillaria, de Parodia ou de Neoporteria, bref, tous les genres à petites
fleurs de couleurs voisines. Il y a par contre un intérêt scientifique à tenter des
croisements entre des genres apparemment très différents, de manière à mettre en
évidence leur parenté éventuelle. Car normalement, on ne peut hybrider que des plantes
d'un même genre. Les Echinopsis, Trichocereus, Lobivia et Chamaecereus ne sont que
plusieurs expressions d'un seul méga-genre, il est donc normal qu'on puisse les croiser
ensemble. Les hybrides intergénériques (entre deux genres différents) sont beaucoup
plus rares chez les végétaux, et c'est une caractéristique particulière des Cactées
que de les permettre parfois. Il existe par exemple des hybrides entre Ferocactus et
Leuchtenbergia, ce qui est très surprenant. Il y a là un champ de recherche intéressant.
La technique de l'hybridation en elle-même
consiste à supprimer les étamines d'une fleur de la plante "mère" avant que
les grains de pollen ne soient mûrs, et à déposer sur son pistil, le pollen mûr de la
plante "père". Pour éviter toute fécondation accidentelle, l'ensemble des
opérations doit être effectué à l'abri des insectes. Si la fécondation réussit, un
fruit se forme. On sème les graines et on attend patiemment plusieurs années pour voir
le résultat. Pour garantir la validité du résultat, on doit partir de plantes
absolument pures, de façon à obtenir des hybrides de première génération identiques,
que l'on appelle hybrides F1. Si les hybrides F1 obtenus ne sont pas stériles, on peut
les féconder entre eux, mais on obtiendra alors des hybrides de deuxième génération,
dits F2, qui auront des caractéristiques différentes des F1, du fait de la recombinaison
génétique, et dont certains ressembleront tout à fait aux plantes "mère" et
"père". C'est pourquoi les Cactées hybrides ne sont multipliées que par voie
végétative. Si l'on crée des hybrides à partir de plantes qui ne sont pas pures, c'est
à dire probablement hybridées depuis plusieurs générations, on obtient des sujets tous
différents dès la première génération.
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QUESTION 29
J'ai lu avec intérêt votre note sur les
hybridations. C'est un sujet qui me passionne et je ne peux m'empêcher de réagir sur
certains passages. Je cite : " La diversité de cette famille[les cactées] est telle
qu'il vaut mieux s'attacher à obtenir d'abord un maximum d'espèces pures ". Je ne
comprends pas très bien ce que vous voulez dire. Ne faudrait-il pas définir d'abord les
mots espèce et pur (en restant dans le domaine végétal pour éviter toute polémique).
Chez les cactus ce n'est pas une mince affaire. Prenons Lobivia arachnacantha. Lequel est
la forme pure ? Celui à fleur rouge, jaune, orange, rose ? Le premier décrit ? Le plus
courant ? Ou tous ?Si vous voulez dire par-là : C'est suffisamment le bazar dans la
taxonomie, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Et contentons-nous des formes naturelles.
Je comprends mieux. Je vous ai relu plusieurs fois et je ne comprends pas non plus, si
dans les croisements entre mammilllaria, parodia ou neoporteria vous n'y voyez pas
d'intérêt commercial ou d'intérêt tout court. Dans le premier cas, je n'y connais
rien, je vous laisse seul juge. Dans le 2me cas, ne peut-on rêver a ce que pourrait être
un hybride entre Mammillaria sphaerica et M. senilis. Imaginez ce que pourrait être les
aiguillons d'un hybride entre M. hernandezii et M. plumosa. Si on s'en tient aux seuls
"vrais " parodias, que donnerait un hybride Parodia chrysacanthion X P. occulta
? Et je ne parle pas des Notocactus. Ne pourrait-on pas imaginer un Neoporteria senilis à
fleurs jaunes. Et puis un hybride peut avoir des caractères que n'ont pas les parents. Un
exemple a été récemment discuté sur un autre forum : Ariocarpus confusus (à fleur
mauve), hybride naturel supposé entre A. retusus (à fleur jaune ) et A. trigonus (à
fleur jaune).
En ce qui concerne les hybrides
intergénériques, je suis d'accord avec vous, c'est un domaine passionnant. Mais tout de
même difficile à interpréter en terme de parenté. Par exemple, il semblerait qu'il
soit plus facile de faire des hybrides de Rebutia albiflora (avec R. heliosa par ex.) que
de faire fructifier ce même R albiflora par pollinisation avec un clone différent.
Les hybrides interspécifiques sont courants. Les hybrides intergénériques existent. Les
hybrides intertribaux (néologisme ! ?) seraient quasiment impossibles. Et les rares
résultats obtenus seraient dus à des levées d'inhibition du au pollen exogène et
donnant une sorte d'autofertilité. Cette théorie n'est pas mienne, et je reconnais qu'on
peut facilement y opposer nombres d'arguments. On cite quelquefois des hybrides Lobivia X
Epiphyllum. Personnellement je n'en ai jamais réussi et je ne suis pas le seul. Même à
l'intérieur de la tribu des trichocereae, je n'ai jamais eu de succès entre echinopsis
ou lobivia et rebutia. Preuve que je ne suis vraiment pas une référence. En fait, les
hybridations m'intéressent parce que je trouve ça.....rigolo.......
REPONSE
Je précise tout de suite que je ne suis
pas un maître en matière d'hybridation.
Quand je dis qu'il vaut mieux s'attacher à
obtenir un maximum d'espèces pures, je ne fais que rappeler les principes d'une
collection botanique au sens strict, c'est à dire rassembler le maximum d'espèces qui
existent dans la nature, pour les étudier et les multiplier sans les hybrider. Car toute
hybridation constitue une perte du patrimoine génétique d'origine. Les sujets bâtards
obtenus par la suite ne peuvent plus être considérés comme membres des espèces de
départ. Mais il s'agit là d'une préoccupation strictement botanique, dictée par le
souci écologique de préserver le patrimoine végétal existant, qui n'a rien à voir
avec le fait que les hybrides puissent être intéressants du point de vue horticole.
Parmi toutes les plantes cultivées, les hybrides ont déjà supplanté les espèces
botaniques pour des raisons économiques. Ce paramètre est important, mais ne doit pas
nous conduire à délaisser les espèces d'origine. Il existe environ 2500 espèces de
Cactées, plus toutes les variétés et les formes existantes ou à découvrir, ce qui
fait déjà beaucoup, si on veut les collectionner toutes ! d'ailleurs, la plupart des
amateurs ne veulent surtout pas entendre parler d'hybrides dans leur collection.
Dans les semis de cactus, des hybrides
apparaissent souvent quand les graines n'ont pas été récoltées dans la nature. En
effet, en culture, les espèces qui sont normalement distantes se retrouvent rassemblées
au même endroit. Les fécondations croisées entre deux espèces fleuries le même jour
ne sont donc pas rares, suite à l'intervention des insectes ou du vent. Si vous hybridez
accidentellement par exemple Mammillaria matudae et Mammillaria backebergiana, le
résultat obtenu sera des Mammillaria matudae munis de petits aiguillons centraux, ce qui
ne présente aucun intérêt supplémentaire, vous en conviendrez. Si vous hybridez
Mammillaria sheldonii et Mammillaria swinglei, qui sont des espèces très proches, vous
aurez le plus grand mal à les différencier des parents. C'est surtout contre ce type
d'hybridation non désiré et non documenté qu'il faut se battre, car il n'apporte que la
confusion dans les collections. Comme vous le dites, c'est suffisamment le bazar.
La définition d'une espèce: c'est
l'ensemble des sujets qui se ressemblent et qui se reproduisent en donnant des sujets
semblables et fertiles. Vous prenez un exemple, Lobivia arachnacantha, qui est un cas
particulier : celui d'une espèce variable dont les fleurs peuvent être de couleurs
différentes. Vous semblez confondre définition de l'ETENDUE d'une espèce et définition
du NOM d'une espèce par un botaniste. Peu importe que le nom de "Lobivia
arachnacantha" corresponde à la forme rouge ou orange ou jaune parce qu'elle aurait
été découverte en premier ! Les plantes n'ont pas attendu qu'on leur donne un nom pour
se reproduire et évoluer en constituant des populations que l'homme a baptisé
"espèce". Je vous rappelle que "la botanique est l'art de faire sécher
les plantes entre deux feuilles de papier buvard et de les insulter en grec et en
latin" (A. Karr). La taxonomie, en tant que division de la botanique, est donc une
préoccupation typiquement humaine qu'ignorent les plantes. Les espèces variables sont
l'illustration d'une population en train d'évoluer sous nos yeux. Du moment que les
sujets poussent au même endroit dans la nature et se reproduisent entre eux en donnant
des descendants fertiles, c'est qu'ils forment une même espèce. Les Echinopsis obrepanda
et les Trichocereus huascha sont dans le même cas que les Lobivia arachnacantha. On peut
les rencontrer au même endroit en plusieurs coloris. Encore une fois, il s'agit de cas
particuliers. Mais la plupart du temps, les sujets d'une espèce donnée ont des fleurs et
des épines semblables. Par espèce pure, j'entendais donc simplement plantes non
hybridées.
Si vous faites des hybrides à partir
d'espèces non variables et pures, le résultat sera très uniforme à la première
génération. Si vous faites des hybrides à partir d'espèces variables, vous allez
obtenir forcément des plantes assez différentes à la première génération. Ceci dit,
les plantes hybrides de première génération sont généralement stériles, c'est à
dire qu'elles sont incapables de donner du pollen ou des ovules viables. Il faut beaucoup
de persévérance pour arriver à leur donner une descendance, c'est difficile mais pas
impossible. Une des raisons de vos échecs est peut-être le fait que vous avez utilisé
des sujets stériles, car déjà hybridés. Une autre raison peut être l'éloignement
trop important du patrimoine génétique des deux parents, comme dans le cas de mes
tentatives infructueuses Echinocereus X Echinopsis. Enfin, le pollen ou les stigmates du pistil
n'étaient peut-être pas mûrs. Avant de se lancer dans un programme d'hybridation, on a
tout intérêt à étudier les fondements de la génétique, notamment des notions comme :
les chromosomes, les gènes, les caractères, la division cellulaire (mitose), la division
sexuée (méiose), la polyploïdie... Cela permet d'éviter des erreurs et de gagner du
temps.
Tous les exemples que vous citez sont
intéressants et prouvent que le sujet est sans fin. Pour Ariocarpus confusus à fleurs
mauves, c'est curieux, car chez les Cactées, le caractère fleur mauve provient de la
présence d'un pigment, la bétacyane, qui est normalement dominant sur le caractère
fleur jaune. C'est un peu comme si deux parents aux yeux bleus donnaient naissance à un
enfant aux yeux bruns, ce qui est contraire aux lois de la génétique. Les parents
supposés ne sont peut-être pas les bons, ou alors il y a eu une mutation génétique,
comme celles qui sont à l'origine de la constitution d'une nouvelle espèce dans la
nature. Aux dernières nouvelles, Ariocarpus confusus serait en fait le parent
commun d'Ariocarpus retusus et d'Ariocarpus trigonus, non leur descendant.
Il est bien évident que si croiser des
espèces trop proches n'a pas d'intérêt du tout, croiser des espèces spectaculaires
peut être intéressant d'un point de vue ornemental et commercial. Vous êtes
parfaitement libre d'aimer les hybrides et d'en fabriquer, mais veillez surtout à
enregistrer le nom des parents et éliminez de vous-même les hybrides qui n'apportent
rien à la création horticole: sujets dégénérés, trop faibles, sensibles aux
maladies, peu florifères, etc. Seules les créations dignes d'intérêt en raison de
leurs qualités horticoles méritent d'être conservées et diffusées. Pensez que dans le
domaine des rosiers, par exemple, seulement 1 hybride sur 10.000 semés sera
commercialisé, 1 sur 100.000 sera un vrai succès ! Ne vous privez pas du plaisir
d'imaginer ce que pourrait être un croisement entre les espèces que vous aimez. On peut
toujours rêver ! Je vous souhaite de parvenir à obtenir un jour la divine surprise ! Le
hasard est souvent à l'origine des plus belles découvertes.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 30
Je vis au Canada, à Gatineau, et je suis
en sec.1. J'ai une passion pour les cactus depuis un bout de temps, mais je ne m'y connais
pas beaucoup. Je dois faire une recherche sur une plante à fleurs du Canada et moi j'ai
choisi le cactus. J'ai trouvé un cactus du Canada : il se nomme OPUNTIA HUMIFUSA .
J'aimerais avoir des renseignements sur cette plante.
REPONSE
C'est bien d'avoir choisi un cactus pour
ton exposé, mais je suis mal placé pour parler de l'Opuntia humifusa du Canada. C'est
une plante que je cultive depuis peu de temps.
Il s'agit vraiment du cactus le plus
résistant au froid, avec l'Opuntia compressa, qui lui ressemble beaucoup. Les deux
espèces possèdent des articles verts, d'une longueur maximum de dix centimètres, la
plupart du temps plutôt 5 à 8 cm. Leurs petites épines (glochides est le terme exact)
sont regroupées en coussinets que l'on nomme des aréoles. Il ne faut pas les toucher à
main nue, car elles restent plantées dans la peau !
Ces deux variétés résistent au froid en
concentrant leur sève en automne. De cette façon, les cellules contiennent une sorte
d'antigel naturel. Le résultat le plus spectaculaire est la manière dont les palettes se
ratatinent en hiver ! Les plantes perdent au moins la moitié de leur eau et sont toutes
ridées. Avec la fonte des neiges et le retour du printemps, elles regonflent très vite.
Les nouveaux articles poussent vers le mois de mai, juste après la floraison. Les fleurs
sont jaune vif, elles mesurent environ trois centimètres de diamètre. Si elles sont
fécondées par un insecte, il se forme des fruits d'environ deux centimètres de long,
qui mûrissent en automne. Ils sont alors d'une couleur rouge. Ils contiennent des graines
marron, dures, d'environ 5 mm de diamètre.
On peut multiplier l'Opuntia humifusa, soit
en semant les graines, mais c'est un procédé assez long, soit en bouturant des articles
en été. Il suffit de les détacher de la plante-mère, de les faire sécher à l'air
libre une quinzaine de jours, puis de les planter dans un mélange de terre, sable et
terreau. La reprise est très facile. Au jardin, il faut planter l'Opuntia humifusa dans
un sol très bien drainé, pour éviter la pourriture. Le terrain doit être exposé au
soleil pour que la plante sèche vite après la pluie. Voilà, c'est tout ce que je peux
en dire !
NB: Opuntia compressa est en fait une simple forme d'Opuntia humifusa.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 31
J'ai eu l'idée suivante : lancer une
opération qui mettrait à la disposition de chaque amateur des graines ou des boutures
d'une plante rare ou menacée afin qu'il la multiplie, aidé par les conseils de ses
aînés. Le but ultime serait la sauvegarde de ces espèces. l'adhérent réserverait une
partie de sa production aux pépinières amies, il pourrait en échanger une autre partie,
mais conserverait ses obligations concernant la plante qui lui aurait été attribuée. En
fin de compte, concernant ces espèces rares, en plus du challenge, on saurait qui en
possède un exemplaire vivant. La réintroduction dans le circuit commercial diminuerait
progressivement le braconnage, qui deviendrait alors sans intérêt. Les amateurs
responsabilisés pourraient à terme mener une expédition de réintroduction dans le
milieu naturel. Qu'en pensez-vous?
REPONSE
Votre proposition part d'un bon sentiment,
mais me parait encore un peu confuse. Qui met à la disposition de chaque amateur des
graines ou des boutures ? Qu'appelez vous un adhérent ou une pépinière amie ? Quelles
sont les obligations ? Quelle structure gère l'ensemble ?
Concernant le braconnage, malheureusement,
celui-ci est essentiellement alimenté par les nouvelles espèces que les amateurs et les
professionnels n'ont pas encore en culture. Il est est donc illusoire de penser qu'il
pourrait disparaître ainsi. Regardez ce qui s'est passé pour Aztekium hintonii,
Geohintonia mexicana et autres nouveaux Ariocarpus ou Turbinicarpus. Officiellement, ces
espèces sont interdites de prélèvement et de commerce, mais on en trouve car certaines
personnes se sont débrouillées pour connaître leur lieu exact d'origine, ce qui n'est
pas compliqué d'ailleurs.
A mon avis, le problème dépasse largement
le cadre d'une association nationale. Il faudrait que les autorités des pays concernés
soient en mesure de protéger efficacement leur flore, mais on en est loin. Tant que
certains collectionneurs seront prêts à dépenser beaucoup d'argent pour des
nouveautés, qu'on leur fait miroiter dans de jolies revues, le problème existera.
l'idéal serait de ne pas faire de publicité pour une nouvelle espèce tant que des
prélèvements de graines n'auraient pas été autorisés par un organisme officiel
habilité à fournir des professionnels agréés par la CITES ou des institutions
botaniques. Mais d'un autre coté, il est nécessaire pour un botaniste de publier ses
découvertes dans une revue spécialisée pour que les nouvelles espèces soient
enregistrées, et comme ces revues sont disponibles aussi pour les braconniers...
le
problème demeure !
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 32
Passionnée de cactus, mais pas très
douée, j'ai acheté un "Hoodia gordonii" et je ne sais comment m'en occuper.
Pourriez vous me concéder quelques conseils ?
REPONSE
Hoodia gordonii n'est pas une espèce
facile à cultiver !
Si possible, un maximum de soleil en toute
saison. Une sécheresse absolue pendant l'hiver. Des arrosages prudents au printemps et en
automme, mais plus abondants en été quand il fait chaud.
Il faut les planter dans un sol très
filtrant, par exemple sable, gravillons et terreau en part égales. Les pots doivent être
peu profonds, car les racines sont peu développées et très superficielles. Les Hoodia
craignent la pourriture. Il est important d'ajouter à l'eau d'arrosage un fongicide à
titre préventif, les plantes malades étant très difficiles à récupérer. Les apports
d'engrais sont nécessaires seulement pendant l'été.
Les Hoodia fleurissent vers l'âge de six
ou sept ans. Leurs fleurs sont très curieuses, mais sentent horriblement mauvais !
J'espère que vous pourrez les voir un jour.
Bonne chance !
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 33
J'ai un cactus avec une boule de couleur
sur le dessus. Cette boule a fait d'autres petites boules autour. Comment faire pour
enlever une petite boule et la faire pousser sur une autre branche ?
REPONSE
Votre cactus est sans doute une greffe
d'une variété de Gymnocalycium rouge. Cette variété est complètement démunie de
chlorophylle et ne peut vivre que greffée sur un porte-greffe qui la nourrit, un
Hylocereus en l'occurence. Il est donc inutile de tenter de bouturer un rejeton, il ne
pourrait s'enraciner de lui-même.
Vous pouvez par contre le greffer. C'est la
seule façon de le multiplier. Vous me parlez d'une "autre branche".
Normalement, les branches du porte-greffe ne doivent pas être conservées, sinon elles
poussent au détriment du greffon (plante rouge). De plus il est très difficile de
greffer sur des branches qui ne sont pas stabilisées dans un pot.
Voici la technique du greffage dit "à
plat" en quelques mots. Vous coupez le sommet d'un porte-greffe bien enraciné et
bien en végétation, à l'aide d'un couteau ou d'un cutter bien propre et bien
affûté.
La coupe doit se faire bien horizontalement. Vous faites de même avec la base du greffon.
Vous appliquez rapidement le greffon sur le porte-greffe et vous maintenez l'ensemble en
pression avec des élastiques passant sous le pot et sur le greffon. Les surfaces de
contact ne doivent pas être mouillées, ni salies, ni mastiquées. On laisse les
élastiques une semaine avant de les enlever avec précaution. Si la greffe a pris, un
légère pression latérale avec le doigt ne doit pas pouvoir la décoller. Par contre, si
le greffon tombe, il faut recommencer en recoupant quelques mm sur le porte greffe et le
greffon. La meilleure saison pour greffer est l'été. Maintenez humide la terre du porte
greffe, de façon à ce que la sève monte en permanence vers le greffon et facilite la
reprise.
Bon courage !
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QUESTION 34
Vous dites que le Gymnocalycium rouge doit
être greffé pour pousser, alors comment vivait-il avant d'être greffé ?
REPONSE
Le Gymnocalycium mihanovicchii 'Rubra'
n'existe pas dans la nature. Il est issu d'une sélection à partir de la variété
naturelle Gymnocalycium mihanovicchii var. friedrichii. Cette plante, originaire du
Paraguay, comporte souvent des bandes rouges, due à la présence de pigment rouge dans
les cellules épidermiques, mais la totalité de la plante n'est jamais entièrement
rouge. C'est un horticulteur japonais qui a eu l'idée de sélectionner les plantes les
plus bigarrées, de les reproduire par semis, de sélectionner à nouveau les plantes les
plus rouges dans le semis obtenu, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il
cherchait: un sujet complètement rouge. Pour le maintenir en vie, il lui a fallu faire
une greffe de semis, sinon la plantule serait morte en quelques semaines ou quelques mois,
une fois les réserves de la graine épuisées.
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QUESTION 35
Je recherche un cactus nommé Lophophora
williamsii. Pourriez-vous me donner des renseignements sur ce cactus ?
REPONSE
La détention, la culture et la vente de ce cactus sont interdits en France
depuis août 2004. Il est également prohibé en Italie.
Le Lophophora williamsii (ou peyotl) est un
cactus réputé pour ses propriétés hallucinogènes. Il est utilisé comme remède
traditionnel par
les indiens Navajo. Eux seuls ont le droit de le récolter et connaissent vraiment son
utilité. l'exportation de cette plante est interdite par le Mexique. La
consommation de cette plante aux USA est réservée aux membres de la Native
Church, c'est à dire aux indiens qui l'ont toujours utilisé.
Les analyses des plantes en culture en Europe montrent qu'elles ne contiennent pas les
alcaloïdes que l'on trouve dans les plantes récoltées aux USA ou au Mexique. Question
d'ensoleillement ou de terroir ... En tout cas, tous ceux qui se croient malin d'en consommer ne ressentent rien de particulier, ou
alors c'est un effet placebo !
A part çà, c'est un cactus plutôt amusant, car il n'a pas d'épine, mais une grosse
racine, parfois plus volumineuse que la partie verte. Sa croissance est très lente. Il
faut au moins trois ans pour obtenir un sujet de 3 ou 4 centimètres de diamètre.
Mais c'est maintenant interdit d'en cultiver !
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QUESTION 36
On m'a donné il y a 3 mois une bouture
d'un Cleistocactus jujuyensis (je pense) de 25 cm de longueur. Elle a parfaitement repris.
Il y a 10 jours je me suis aperçue que l'apex était devenu jaune clair au lieu de vert.
J'ai de suite pensé à un coup de soleil, mais tout le pourtour de l'apex est ainsi.
A-t-il été attaqué par des araignées rouges ? Depuis, je l'ai traité et j'attends de
voir comment la repousse sera. A votre avis, qu'a-t-il bien pu lui arriver ? Merci pour
votre conseil.
REPONSE
Il est possible qu'il s'agisse d'un coup de
soleil, mais il est plus probable que ce soit le résultat d'une attaque d'acariens ou de
thrips de Californie. Les Cleistocactus sont très sensibles à ce genre de parasites.
Dans le premier cas, la couleur est jaune clair ou blanche, dans le second cas, l'apex
prend une teinte brun clair et finit par se dessécher.
Fort heureusement, les Cleistocactus
repoussent abondamment de la base lorsqu'une tête est détruite !
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QUESTION 38
Comment cultive-ton le Xerosicyos danguyi ?
REPONSE
Le Xerosicyos danguyi appartient à la
famille des Cucurbitacées. Cette liane à feuilles rondes n'est pas très difficile à
cultiver. Je la plante dans un mélange 2/3 terreau + 1/3 sable et je l'arrose en même
temps que les autres, soit une fois par semaine en été, et une fois par mois l'hiver. Le
Xerosicyos se cultive au soleil ou à mi-ombre et s'hiverne à 5°C ou plus. Il a besoin
d'un tuteur et supporte très bien la taille. Les fleurs sont minuscules et n'ont rien de
spectaculaire.
La multiplication par bouturage de cette plante est par contre assez difficile.
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QUESTION 39
Que faire en cas de brûlures sur des
jeunes cactus en serre ?
REPONSE
Pas grand chose à faire malheureusement,
les brûlures étant irréversibles. Vous pouvez faciliter le redémarrage de la plante en
ombrant la serre avec un produit spécial (blanc d'ombrage disponible dans la
gamme Solabiol). Armez-vous de patience, car
les plantes les plus atteintes risquent de mettre un temps important avant de repousser.
A l'avenir, pensez à blanchir la serre
avant les mois les plus chauds, et ventilez au maximum pour éviter de transformer la
serre en four à cactus.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 40
Ayant commandé votre catalogue
dernièrement, je n'ai pu trouver de réponse pour l'hivernage de mes cactus. En effet,
j'habite dans un appartement de 50 m2, et ceux -ci passent l'été sur mes rebords de
fenêtres. Or, ne les ayant que depuis mars (150 achetés dans les jardineries, mais pas
identifiés, je regrette de ne pas vous avoir connu plus tôt, mais cette fois-ci, je sais
où les acheter!!!), je ne sais pas où et comment les hiverner. J' ai bien une petite
remise à l'extérieur mais pas isolée et très sombre ( toute en tôle ondulée, sans
tôle translucide), de plus habitant dans le Jura, il y fait souvent très froid ( -5°c
à -15°c voir plus quelques fois). Pourriez- vous me conseiller pour éventuellement
aménager à moindre frais cette remise. J'ai une autre solution possible qui est de les
hiverner dans une maison vide légèrement chauffée où mes parents stockent quelques
meubles, que faire???
REPONSE
Je pense qu'il est préférable d'hiverner
vos cactus dans une maison à peine chauffée plutôt que de les mettre dans une remise en
tôle, où ils risquent fort de geler. Les cactus qu'on trouve en jardineries ne sont pas
des espèces particulièrement résistantes au froid !
Si vous avez des plantes grasses autres que
des Cactées, vous pouvez les garder à l'intérieur de votre appartement pour l'hiver,
car elles n'ont pas besoin d'un repos aussi marqué que la plupart des cactus.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 41
Tous mes cactus sont plantés dans des pots
carrés ou ronds faisant des petits jardins. Je pense les replanter dans des bacs en verre
style aquarium qu'un ami va me réaliser sur mesure et en nombre pour chaque types de
terre, d'arrosage , etc. Pensez-vous que ce soit une bonne idée ?
REPONSE
Vous pouvez les planter dans des bacs en
verre, mais je ne sais pas si c'est la meilleure solution. Il est très important que
l'eau puisse s'évacuer par le fond. Par ailleurs, je ne crois pas que la lumière soit
l'amie des racines. Sinon, il est possible de cultiver plusieurs plantes ensemble, mai en
général il y en a toujours de plus vigoureuses qui prennent le dessus sur les plus
faibles, ce qui oblige à refaire le bac. Le suivi me parait plus facile en pot car on
peut surveiller l'apparition des poux des racines, isoler les plantes malades, changer la
terre d'une plante si elle ne pousse pas bien, etc. l'avantage du bac est qu'on arrose
moins et que les racines s'étalent plus, ce qui augmente la croissance.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 42
J'habite dans l'hémisphère sud, à l'île
de la Réunion. En été, il y a environ 95% d'humidité dans l'air. Dois-je quand même
arroser mes cactus? Quelle fréquence? Sachant que j'habite dans l'hémisphère sud, quand
dois-je arrêter d'arroser à cause du repos hivernal? Quand dois-je reprendre?
REPONSE
Il faut toujours arroser la terre quand
elle est bien sèche. Le fait que l'atmosphère soit humide n'est pas suffisant pour faire
pousser un cactus, mais ralentira le dessèchement de la terre. Il faut donc des arrosages
abondants en quantité, mais très espacés dans le temps.
Je ne pense pas que les plantes connaissent
un repos à la Réunion, compte tenu de la température élevée toute l'année. Par
conséquent, continuez à arrosez en fonction de la chaleur, sauf si les plantes sont
plantées en plein air et exposées à la pluie. Dans ce dernier cas, plantez dans un sol
très filtrant et laissez faire la nature. Certaines espèces s'adaptent bien et
réussissent à fleurir malgré l'absence de repos (Mammillaria, Melocactus,
Pilosocereus...). Vous aurez plus de mal avec les espèces de haute altitude, qui
préfèrent la fraîcheur. d'une manière générale, les plantes grasses poussent mieux
que les Cactées sous climat tropical, à l'exception des plantes-cailloux (Lithops,
Conophytum, etc.)
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 43
J'ai un cactus qui me donne plusieurs
"bébés", prolifération excessive de plusieurs petits cactus sur le
tronc. Que
dois-je faire pour arrêter cette prolifération ?
REPONSE
Ne faites rien ! Si la plante a envie de
vous faire des petits, ne la contrariez pas ! Il n'existe pas de moyen de l'empêcher de
proliférer, à part retirer les petits au fur et à mesure qu'ils apparaissent. La
contraception pour les cactus n'existe pas encore !
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 44
J'aimerais savoir comment tailler les
oreilles de mon cactus. Y a- t-il un danger que mon cactus meure ? Avez-vous des conseils?
REPONSE
Je suppose que votre cactus est un Opuntia
ou "figuier de Barbarie". Les "oreilles" peuvent se tailler sans aucun
problème. Il suffit de les couper avec un sécateur, au point de jonction avec l'article
inférieur. Taillez par beau temps, et ne mettez rien sur les plaies. C'est tout !
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 45
Une question qui me préoccupe en matière
d'esthétique.
Mes Echinocactus (dont un grusonii d'environ 35 ans) et Ferocactus sont en pleine terre,
dans mon jardin, à Nîmes (je les protège l'hiver). Ils subissent donc la pluie et, de
ce fait, sont porteur de taches blanchâtres de calcaire du fait des éclaboussures de
sable ou de gravier qui recouvre le sol.
Ces taches, sur de beaux spécimens, ne sont pas très esthétiques mais essuyer ces
espèces avec un chiffon peut être très douloureux (pour mes doigts) sans être très
efficace. Comment faire pour que ces cactus soient propres ? Existe-t-il un produit
spécial ? une technique spéciale?
REPONSE
La pluie devrait en principe les laver,
l'eau des orages étant un excellent solvant du calcaire. s'il s'agit de projections dues
à la violence de la pluie, le plus simple serait de disposer des galets autour de vos
plantes.
Pour laver un gros cactus, ma technique est
toute simple : un jet d'eau très puissant (pistolet d'arrosage réglé en position jet
étroit) !
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 48
J'ai eu à tuer trois cochenilles sur un
Rebutia qui est en bouton. Dois-je attendre la fin de floraison pour utiliser
l'insecticide ? Pour l'engrais, faut-il le mettre sur terre
humide ou diluer plus (et ne pas en mettre d'octobre à mai ?). Merci de vos conseils.
REPONSE
Ne mettez plus d'engrais liquide sur vos
Cactées pendant les mois de septembre à mars. Les plantes ne poussent plus pendant cette
période. Si vous utilisez la dose normale d'engrais, il n'est pas nécessaire d'arroser
à l'eau pure avant, sauf si la terre est vraiment très sèche, auquel cas vous arrosez
un peu la veille.
Une autre solution consiste à diviser la
dose par trois et à en mettre à chaque arrosage, sans précaution particulière.
Pour les traitements insecticides par
pulvérisation, il vaut mieux attendre qu'il n'y ait plus de fleur épanouie. Mais en cas
d'urgence (forte invasion), vous pouvez traiter le soir, lorsque les fleurs sont fermées.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 49
Je viens tout juste d'avoir un cactus et
j'ai besoin de renseignements. Est ce dangereux pour mon cactus de rester près d'un
radiateur (je pense que oui mais on sait jamais) ?
REPONSE
Non, ce n'est pas dangereux de laisser un
cactus près d'un radiateur, mais ce n'est pas très bon non plus. Le plus important
pour bien garder un cactus, c'est de lui donner le maximum de lumière en toute
saison et si possible de la fraîcheur en hiver (5 à 10°C).
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 50
Je souhaiterais juste apporter un petit
complément à votre réponse sur la culture du Bowiea : les cochenilles sont très
friandes de cette petite plante. Une fois installées, elles ont la fâcheuse tendance à
coloniser l'oignon (entre les couches d'écailles ou à la naissance des tiges) provoquant
des nécroses localisées.
Le seul remède que j'ai trouvé est de
scalper les zones atteintes afin de pouvoir nettoyer et traiter : cela diminue la taille
d'origine, mais si au moins ça peut l'aider à survivre !
Une idée présentation pour cette plante :
enlever le tuteur et la présenter façon bonsaï en cascade dans une céramique un peu
haute... une autre manière de la mettre en évidence.
REPONSE
C'est curieux, mais mes Bowiea n'ont jamais
de cochenilles. Peut-être que le vôtre en a du fait que vous le cultivez en cascade ? Le
bulbe ne doit pas être trop exposé au soleil, cela peut le dessécher, diminuer sa
résistance et ralentir sa croissance. Pour ma part, je laisse les tiges pousser en vrac
sur la terrine ou j'ai planté mes Bowiea. Elles constituent ainsi un ombrage naturel pour
les bulbes, qui restent bien fermes, ce qui rend l'invasion des parasites plus difficile.
Essayez de traiter vos plantes avec quelques granulés d'insecticide systémique pour les
insectes du sol (matière active : carbofuran).
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 51
Je possède quelques Ferocactus lesquels,
suite à un automne relativement pluvieux, sont tous sujets à des moisissures sur les
aiguillons et les aréoles . Quel en est la cause et existe-t-il un traitement ?
REPONSE
La réponse est dans votre question ! C'est
une moisissure, la fumagine, causée par le temps humide. Le phénomène est
généralement aggravé par les glandes à nectar des Ferocactus, qui favorisent la
croissance des champignons.
Pour éviter le développement des
champignons par temps humide, il faut traiter avec un fongicide de synthèse ou du sulfate
de cuivre. Vous pouvez aussi nettoyer les épines avec un pinceau et de l'eau savonneuse.
La fumagine est inesthétique, mais elle n'est pas fatale pour les Ferocactus.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 52
J'habite en Belgique. Est-t-il préférable
pour l'hiver de mettre mes cactus à la cave à 12°C ou dans la véranda pas chauffée,
entre -2° et - 10°C ? Dans la cave sans lumière il n'y a pas de problèmes pour eux ?
Combien de temps peut-on les laisser ?
REPONSE
Vous pouvez garder dans la véranda les
plantes les plus résistantes : Echinocereus, Escobaria, Opuntia, Trichocereus,
Echinopsis, Agave. Les autres plantes seront mieux dans la cave. Laissez-les y jusqu'à ce
que la température ne soit plus négative dans la véranda.
Dans un cas comme dans l'autre, n'arrosez plus jusqu'au printemps.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 53
Je vous ai adressé 2 commandes de
succulentes dont j'ai été parfaitement satisfait. Les Aloe et autres ont donc été
rempotés à réception.
1- Une partie a été placée
dans un local, devant une fenêtre au nord, à une température de 10°C, aérée quand la
température le permet ;
2- l'autre partie dans mon
habitation, devant des fenêtres à l'ouest, chauffage central, t° moyenne 19-20°.
Or certains aloès ont les extrémités de
leurs feuilles qui sèchent en partant de la partie inférieure de la plante et peuvent
tomber ou se "couper" .( A. vaombe, A. globuligemma, A. capitata.)
Ce phénomène ne semble pas se produire avec les plantes de la situation 1-.
Tous ont été arrosés de la même façon depuis leur arrivée, soit une fois ou 2.
Qu'en pensez-vous ? Que devrais-je faire
pour y remédier ou éviter une majoration du trouble ? Y a-t'il des précautions
similaires avec les autres plantes (Agave, Echeveria, Pachypodium, Gastrolea) ?
REPONSE
Il est normal que les feuilles les plus
anciennes de vos aloès sèchent. C'est comme ça que les troncs se forment ou que les
rosettes s'élargissent. Mais trop de feuilles qui se dessèchent sans être remplacées
signifie que vos Aloe ne sont pas assez arrosés. Si vous les gardez à 20°C, il faut les
arroser plus, car ce type de plantes pousse en hiver si la température le permet. A
10°C, par contre, la température est un peu fraîche pour que les plantes poussent, donc
un arrosage par mois peut suffire. Le dessèchement des pointes peut venir aussi d'une
atmosphère trop sèche à cause du chauffage central, mais si vous arrosez plus, ça
devrait s'atténuer. Normalement, ce phénomène intervient plutôt en été, quand on
laisse les plantes au soleil et qu'elles se mettent en repos, mais cela peut
aussi arriver en hiver avec certaines espèces, dont les extrémités sèchent
tous les hivers, quelles que soient les conditions de culture.
Pour les autres plantes succulentes, c'est
le même principe. Gardées à 10°C, un arrosage par mois suffit à compenser leurs
pertes par évaporation. A 20°C, la température autorise une végétation plus
importante, et il faut arroser deux fois par mois.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 54
Pourriez-vous nous indiquer 4-5 noms de
porte-greffes compatibles avec Gymnocalycium mihanovicchi var. rubra ?
REPONSE
Pour greffer des Gymnocalycium
mihanovicchii rubra, vous pouvez utiliser du Myrtillocactus geometrizans, du Cereus
hildmannianus (=peruvianus), du Trichocereus bridgesii, macrogonus ou pachanoi, de l'Hylocereus
guatemalensis.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 55
Existe-t-il un porte greffe pour Carnegia gigantea?
REPONSE
J'ai deux Carnegiea greffés, l'un sur Roseocereus tephracanthus (=Harrisia
tetracantha), l'autre sur Opuntia bergeriana. La croissance
la plus rapide s'obtient sur Opuntia, à condition que les racines puissent s'étaler et
bénéficier d'une certaine humidité en profondeur. En pleine terre dans une serre, le
résultat est très bon. Vous pouvez aussi greffer Carnegiea sur Trichocereus
pachanoi.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 56
Pourriez vous me dire quel est le nom des
cactus géants que l'on rencontre dans les Westerns ?
REPONSE
Le cactus des westerns s'appelle Carnegiea
gigantea ou "saguaro". C'est une espèce qui pousse très lentement et
qui n'est jamais disponible en grands sujets dans le commerce, car il faut
environ 50 ans pour obtenir une plante d'un mètre de haut. La croissance accélère
ensuite et les branches poussent quand le tronc mesure environ 3 mètres. Les saguaros
peuvent atteindre 12 mètres et vivre 250 ans. Les fleurs
nocturnes blanches sont fécondées par les chauves-souris. Les fruits qui se forment
contiennent des centaines de graines noires d'environ 2 mm de long. Au cours de sa vie, un
saguaro produit des millions de graines, mais une très faible partie donnera des plantes
adultes.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 57
On a acheté un cactus il y a trois
semaines "genre western" (en forme de cierge) d'1m50 de hauteur.
Aujourd'hui une "branche" du
cierge s'est cassée (elle est tombée d'un coup). Elle était molle à la base et son
extrémité était blanche . d'autres extrémités sont également de couleur plus claire
(légèrement jaune par rapport au reste bien vert). Par contre, tout le corps du cactus,
ainsi que la base, sont durs.
On se demande si le cactus est infesté ou
malade ? Comment le soigner ?
REPONSE
Tout ce que vous me dites ne m'inspire rien
de bon !
Je pense que votre plante, sans doute une
Euphorbia ingens 'Erythraeae', est soit en train de pourrir, soit victime d'un coup de froid. Dans
un cas comme dans l'autre, il va être très difficile de rattraper la plante.
Je vous conseille de ramener votre plante
là où vous l'avez achetée, car il n'est pas normal qu'elle pourrisse 3 semaines après.
Il est difficile d'être catégorique sans voir la plante, mais connaissant bien ces
plantes, je pense que votre Euphorbia avait un défaut à l'origine. Si vous vous êtes
adressé à une maison sérieuse, on vous la remplacera. Ou alors, vous l'avez vraiment
trop arrosée ?
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 58
J'aimerais savoir les meilleures conditions
de culture pour mes Melocactus.
REPONSE :
Les Melocactus ont besoin d'un substrat
riche et filtrant, par exemple 40% terreau et 60% sable et gravillons de pouzzolane. Les
racines étant superficielles, il faut les planter dans des pots peu profonds,
des caisses en polystyrène ou des coupes basses en plastique.
Ils aiment un maximum de chaleur et de
lumière en toute saison, mais si la lumière est un peu tamisée, ça peut leur convenir
aussi, surtout quand ils sont jeunes. Dans une serre, vous pouvez les placer sur
une étagère haute située à 30 cm des vitres (à condition de blanchir la
serre en été).
Les Melocactus ont besoin d'eau plus que
les autres Cactées. Il ne faut pas laisser sécher la terre trop longtemps, sinon les
racines meurent, et après elles sont très difficiles à faire repousser.
Vous pouvez leur donner de l'engrais
Cactées d'avril à octobre, comme pour les autres Cactées.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 59
Existe t-il à votre connaissance une
variété de cactus ayant des propriétés dépilatoires?
REPONSE
Non, à ma connaissance, il n'y a pas de
cactus dépilatoire, mais je ne suis pas au courant de tout ! Il s'agit peut-être d'un
usage récent de certaines variétés. La sève de certains cactus a été conseillée
pour la peau il y a quelque temps, dans un article paru dans la presse féminine. Je ne
sais pas si c'est très sérieux, ni très utile, compte tenu de la lenteur de croissance
des Cactées conseillées pour cet usage. Je pense qu'il vaut mieux utiliser des produits
"étudiés pour", et conserver aux cactus un usage décoratif,
c'est plus sûr !
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 60
Dans le cas d'achats de plusieurs petits
cactus achetés dans des petits pots séparés, doit-on les dépoter et les replanter
ensemble sans leurs pots dans un même grand bac ou les laisser dans leurs pots et les
implanter dans un récipient de sable ou de terre (celui-ci servant à les maintenir en
place).
REPONSE
Les cactus du commerce ordinaire sont
généralement plantés dans un substrat à base de tourbe. Vous pouvez dépoter vos
plantes, et retirer cette tourbe, qui n'est pas un bon support. Utilisez un mélange de
terreau et sable ou de terre, terreau et sable. Plus de détails dans mon guide
de culture.
Vous pouvez rempoter vos cactus, soit dans
des pots un peu plus grands, soit en faire une composition dans une poterie peu profonde,
c'est comme vous préférez. Les compositions ont leur charme, mais quand on commence à
avoir beaucoup de cactus, il vaut mieux les cultiver séparément, car les vitesses de
croissance sont assez différentes d'une espèce à l'autre. Vous risquez d'avoir des
plantes de croissance lente étouffées par d'autres plus vigoureuses. Ou alors, en
cas de pourriture, la maladie s'étend à l'ensemble de la composition. En tout
cas, il ne faut mélanger que des espèces ayant les mêmes besoins en arrosage.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 61
Je cultive mes plantes dans une serre et
j'habite dans les Hautes-Alpes, donc pas mal de soleil, mais je trouve que mes plantes ne
poussent pas très vite.
Mon substrat est standard:1 terreau, 1
terre-franche, 1 perlite, 1/2 pouzzolane.(ph environ 7).
l'eau que j'utilise a un ph de 7.5 et une
durete de 16°F. Si j'acidifie cette eau est-ce que cela aura un effet bénéfique sur mes
plantes ? Quel est le pH optimum ?
REPONSE
Le pH optimum est de 6 à 6,5 pour les
cactus. l'acidification de l'eau a un effet très bénéfique pour la croissance. Elle
retarde la formation des dépots calcaires nuisibles à la croissance, et elle permet une
meilleure assimilation des éléments nutritifs de la terre et des engrais. La différence
est très spectaculaire. En quelques semaines, on voit une nette différence d'aspect et
de grosseur sur les plantes arrosées avec de l'eau acidifiée. Les dépots de calcaire
sont moins importants.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 62
l'eau de ma région étant calcaire (comme
presque partout ), j'aimerais l'adoucir à l'aide de quelques gouttes d'acide sulfurique
ou nitrique. Le faites-vous? Et si oui, où peut-on se procurer ces produits dangereux ?
REPONSE
Oui, je le fais, mais avec une pompe
doseuse qui est montée en tête d'installation d'irrigation, ce qui limite les
manipulations d'acide concentré. J'ai une grosse cuve de solution-mère qui est injectée
à un certain pourcentage par la pompe, de façon à obtenir une eau de pH 6.
En tant que professionnel, je reçois
l'acide nitrique par bonbonne de 40 Kg. A votre niveau, c'est impossible à trouver, mais vous
pouvez obtenir de l'acide sulfurique ou phosphorique par bidon d'un litre, en le commandant chez les droguistes (si
ça existe encore chez vous !) dans certains magasins de bricolage ou chez les
spécialistes du traitement de l'eau.
Comme c'est très dangereux à manipuler en
solution concentrée, vous pouvez peut-être vous rabattre sur l'acide
phosphorique, aussi efficace et intéressant pour les cactus, tout en étant
moins dangereux à manipuler.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 63
Dites donc ! c'est votre vrai nom KUENTZ ?
Je vous demande ça parce que j'ai vu dans votre catalogue un cactus se nommant
"KUENTZII", alors je me demandais si vous aviez un nom prédestiné ou si c'est
une de vos varietés perso ?
REPONSE
Bien sûr que c'est mon vrai nom ! Et puis
quoi encore !
Haworthia X Kuentzii, Euphorbia X Kuentzii,
Gasteria X Kuentzii et Gastrolea Kuentzii sont des hybrides créés par mon défunt père
dans les années 50. C'est un peu nombriliste, mais à l'époque c'était une façon comme une
autre de se faire de la pub. Actuellement, on ne pourrait utiliser une déclinaison latine
pour baptiser un hybride, mais rien n'interdirait de l'appeler par exemple 'Robert
Kuentz'. Les variétés botaniques récemment découvertes, par contre, sont nommées par
un collège de botanistes, qui peut baptiser une plante en hommage à une personnalité
reconnue dans le domaine des cactus, généralement un autre botaniste. Mais aucune
espèce n'a reçue officiellement l'épithète "kuentzii" ou
"kuentzianus" ou "kuentziorum".
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 64
J'ai fait germer des cactus. Ils ont levé
cette semaine. Faut-il que je les repique dès maintenant, ou dois-je attendre encore ?
REPONSE
Il faut patienter plusieurs mois avant de
repiquer des semis de Cactées. Leur taille doit atteindre environ 5 mm de diamètre et
ils doivent avoir une belle couleur verte pour reprendre facilement. Pour l'instant,
arrosez- les régulièrement, donnez-leur un peu d'air et gardez-les à mi-ombre. Traitez
de temps en temps avec un fongicide dans l'eau d'arrosage, sinon vous risquez d'avoir de la
pourriture.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 66
Comment fait-on pour distinguer les agaves
des aloès ?
REPONSE
Les agaves sont originaires d'Amérique et
ne fleurissent qu'à maturité, vers 25 ans, et meurent ensuite. Leurs feuilles sont
fibreuses et portent des aiguillons acérés, notamment à l'extrémité de la feuille.
Les aloès sont originaires d'Afrique. Ils
fleurissent tous les ans. Leurs feuilles ne sont pas fibreuses et renferment une grande
quantité de sève. Ils n'ont pas de vrais aiguillons, mais parfois des protubérances
rugueuses, jamais aussi acérées que chez les agaves.
Pour les distinguer à coup sûr, il faut
regarder les feuilles du coeur de la plante. Les feuilles des agaves sont enroulées les
unes contre les autres et forment un cône compact, alors que chez les aloès, les jeunes
feuilles s'écartent les unes des autres dès qu'elles apparaissent.
DEBUT DE LA LISTE
QUESTION 67
J'ai reçu un cactus hier, je ne sais pas
son nom et je me pose beaucoup de questions du genre... Est-ce que je peux retirer les
pousses qui se trouvent sur le tronc afin d'avoir un tronc nu et bien droit (pour faire
dans le genre "cactus western")?
REPONSE
En principe, vous pouvez couper les
branches qui vous gênent, mais généralement, les gens cherchent plutôt à faire
pousser des branches sur leurs cactus-cierges tout droits !
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QUESTION 68
J'ai besoin de vos judicieux conseils
concernant le point suivant :
Quel traitement (produit) recommandez-vous
afin de lutter contre les cochenilles des racines, par définition invisibles dans les
pots et pourtant redoutables. Existe-t-il un traitement véhiculé par le végétal
permettant d'anéantir ces insectes?
REPONSE
Pour lutter contre les poux des racines, il
y a un produit intéressant:
Le Confidor ("Pucerons
systémique" de Bayer Jardin). En divisant la dose normale par deux ou trois, vous
pouvez arroser la terre et avoir une bonne efficacité et une longue
durée d'action. Ce produit est disponible dans notre boutique
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QUESTION 69
J'ai un problème avec un Trichocereus
tarijensis. Il pousse normalement mais il s'est fissuré sur un coté. Que dois je faire
et quelle en est la cause?
REPONSE
Je pense que votre Trichocereus tarijensis
a dû se fendre suite à un excès d'arrosage, ou à un rempotage dans une terre trop
riche. Il n'y a pas grand chose à faire. Les fentes ne se recollent pas, mais ne
s'infectent pas non plus. Il ne vous reste plus qu'à le tourner du bon côté
ou à bouturer la partie intacte !
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QUESTION 70
Les cactus sont-ils protégés ? Et si oui,
pourquoi trouve t-on dans des jardineries des cactus avec les fleurs et des yeux collés
dessus ?
REPONSE :
Les cactus sont protégés par la
Convention de Washington en ce qui concerne leur commerce international, mais ils ne sont
pas protégés contre la connerie à l'intérieur d'un pays ou de la CEE. Il n'y a pas de
loi qui interdise de planter des machins dans les cactus. Les horticulteurs
italiens ne se gênent pas pour le faire. Par contre, je m'étonne que les
associations de consommateurs et la répression des fraudes n'aient pas encore exigé la
mention "cactus décorés de fleurs artificielles" sur les points de vente.
Certains commerçants les vendent comme des fleurs naturelles, d'où tromperie sur la
marchandise. Mais tant qu'il y aura des gens assez bêtes pour croire que des plantes
peuvent fleurir 24H/24, 365 jours par an et faire des fleurs de toutes les couleurs sur la
même plante... ça continuera. Quant aux cactus transformés en bonshommes
"grâce à" des accessoires en plastique, c'est une spécialité hollandaise. Ah
le bon goût hollandais !
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QUESTION 71
J'ai planté voilà 3 semaines des graines
qui commencent à lever. Or si au début elles sont vertes les plantules, elles virent
rapidement à un genre de rouge/bordeaux quand elles grossissent. Est-ce l'excés de
chaleur (elles sont dans une véranda exposée au sud) ou bien l'excés de soleil (car
même à Cherbourg, le soleil, il tape parfois) ? Ou encore le mélange pour cactées :
terre à cactées, sable grossier, terre de jardin?
REPONSE
Les plantules qui rougissent indiquent un
excès de soleil ou un manque d'arrosage. Au début, les plantules doivent rester plutôt
vertes au dessus des cotylédons. Par contre, la partie inférieure est normalement rouge.
Essayez de placer vos semis plus à l'ombre. Arrosez-les régulièrement, et n'oubliez pas
de les traiter avec des fongicides, car les maladies se développent de manière
optimale dans les
mêmes conditions que les jeunes Cactées.
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QUESTION 72
Nous venons de recevoir un magnifique
CRASSULA, cependant nous ne savons rien sur lui ! Quelles sont ses préférences en
matière d'eau et de soleil ?
REPONSE
Votre Crassula est une plante facile à
cultiver, qui apprécie une lumière assez vive, mais pas nécessairement le plein soleil.
Vous pouvez l'arroser une fois par semaine quand il fait chaud, tous les 10 jours au
printemps et en automne, une fois tous les 15 jours en hiver. Abritez -la en hiver, car
elle gèle à -2°C. Le rempotage peut se faire avec de la terre à Cactées du commerce
ou un mélange de terreau universel (2/3) et de sable (1/3).
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QUESTION 73
Je désirerais avoir plus d'infos sur le
Cereus jamacaru fma. monstruosa. Si je désire le multiplier, comment dois-je faire? En
coupant un rejet? Cela n'affectera t'il pas le reste de la plante? De même il y a dans le
bas, un genre de "cire" jaune, c'est normal?
REPONSE
Le Cereus jamacaru fma. monstruosa se
multiplie par bouturage de têtes pas trop petites (5 à 10 cm de hauteur). Faites-les
sécher 3 semaines avant de les replanter dans un mélange tourbe et sable. La
plante-mère repoussera en faisant de nouvelles branches à l'endroit où vous l'aurez
coupée, mais les cicatrices resteront. l'aspect jaune brun de la base de la plante est
normal. En vieillissant, l'épiderme se transforme en une sorte de liège.
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QUESTION 74
Les fruits de mon Mammillaria mammillaris
sont tout ratatinés. Dois-je les enlever (il sont bien attachés), et comment récupérer
des graines ?
REPONSE
Vous pouvez récolter les fruits de
Mammillaria si vous en avez envie. Cela ne gêne pas la plante. Au bout de quelques mois,
les fruits finissent par se dessécher complètement. Pour extraire les graines d'un fruit
frais, vous le pressez dans un verre d'eau et vous remuez. Les bonnes graines tombent au
fond du verre. Vous n'avez plus qu'à vider doucement l'eau et la pulpe, et à faire
sécher les graines au soleil. Vous pouvez les conserver dans un sachet en papier jusqu'au
moment du semis.
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QUESTION 75
Les fleurs de mon Cleistocactus candelilla
sont maintenant tombées, alors que j'ai essayé de les féconder. Ai-je une chance
d'avoir des fruits puis des graines, ou dois-je attendre des rejets à la base pour la
multiplication?
REPONSE
Les Cleistocactus sont généralement
autostériles, ce qui veut dire qu'il y a peu de chance que vous ayez des graines en
fécondant les fleurs avec leur propre pollen. Vous pouvez multiplier Cleistocactus
candelilla plus facilement par bouturage des rejetons ou de l'extrémité de la tige.
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QUESTION 76
Mon Aloe dichotoma a des cochenilles
farineuses, que faire ?
REPONSE
Je vous conseille de débarrasser le
maximum de cochenilles avec un jet d'eau ou une douche. C'est simple, efficace et sans danger
pour la plante. Par la suite, n'hésitez pas à passer de l'insecticide systémique, c'est
ce qui convient le mieux pour les Cactées et les plantes grasses. Vous ne trouverez pas,
de tout manière, de produit spécialement homologué pour ces plantes. Il faut faire avec
les produits existants. Le produit le plus efficace est le Confidor ("Pucerons
Systémique" de Bayer Jardin). Traitez bien dans le coeur de la
plante.
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QUESTION 77
Je traite mes Cactées en début d'hiver
avec du malathion , mais l'odeur m'incommode. Je voudrais savoir si je peux traiter ma
collection avec "Confidor" et si je peux utiliser un petit arrosoir pour traiter
ma collection. Ce produit est-il efficace sur les cochenilles et les poux des racines ?
REPONSE
Le malathion n'est plus commercialisé depuis juin 2008. Vous pouvez utiliser le Confidor en
arrosage, sans aucun problème, contre les cochenilles et les poux des racines, à la dose
d'un petit flacon de 2,5 ml pour 10 à 15 L d'eau. Mais comme il s'agit d'un produit
systémique, son action n'est vraiment efficace qu'en période de végétation. En plein
hiver, l'huile anti-cochenilles ou le savon noir sont plus indiqués. Essayez de désinfecter toute votre collection en
arrosant avec du Confidor avant l'arrêt de végétation.
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QUESTION 78
Mes Cactées en pot sont envahies par de
mauvaises herbes. Me conseillez-vous comme désherbant du "Snapshot" ?
Ce produit n'a t-il aucune nocivité sur le cactus lui même ?
REPONSE
Le Snapshot n'agit que comme produit anti-germination. Il ne peut rien sur les plantes déjà développées. Le Snapshot ne présente pas de
danger pour les Cactées et les plantes grasses cultivées en extérieur, mais il n'est
pas recommandé pour les plantes cultivées en serre.
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QUESTION 79
En utilisant "Séquestrène" sur
certaines plantes chlorosées puis-je traiter également toutes mes autres plantes (mon
eau d'arrosage est très calcaire.) ?
REPONSE
Le Séquestrène peut être utilisé sur
toutes les plantes, même si elles ne présentent pas de chlorose apparente. Il faut
seulement éviter d'en mettre trop souvent. Une ou deux fois par an à la dose normale
suffisent.
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QUESTION 80
J'ai des agaves (classiques) qui sont trop
proches. Il me faut les éclaircir, et replanter ceux que j'enlève. (Taille :
plusieurs avec une hauteur de 40-60 cm. Deux d'un mètre).
1. Quel serait le meilleur moment pour
effectuer cette opération ? Automne ? Hiver, tôt ou tard ?
2. Y a t'il des recommandations/astuces
pour la transplantation même? (Il me semble qu'il faudrait enlever quelques feuilles
basses, simplement pour pouvoir accéder aux plantes?)
REPONSE
Pour desserrer des Agave, il faut attendre
le printemps. En octobre c'est trop tard. On ne peut arracher ces plantes qu'à la belle
saison.
La transplantation est très simple. Il
n'est pas nécessaire de garder les anciennes racines, car les Agave en produisent
constamment des nouvelles à partir du tronc. Vous pouvez couper les feuilles du bas avec
une serpette bien aiguisée. Faites le tour de la plante avec une solide bêche en
l'enfonçant en biais. Après, appuyez sur la bêche et la plante va s'extraire facilement
avec une quinzaine de centimètres de racines anciennes.
A la plantation, vous pouvez apporter
beaucoup d'eau, et ensuite toutes les semaines, jusqu'à ce que les feuilles se redressent,
signe que les nouvelles racines ont poussé. La reprise demande à peu près un mois pour
des pantes de cette taille.
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QUESTION 81
Comment faire passer l'hiver à des semis
de mai, repiqués chacun dans un petit pot de :
Nolina, Agave, Cassia, Jatropha, Adenium et
Euphorbia ? Ont il besoin d'être arrosés, quelle est la température, la lumière
idéale ?
REPONSE :
Les Agave et les Nolina peuvent être
gardés en serre froide, avec un arrosage par mois. Les Jatropha, Adenium, Cassia et
Euphorbia seront mieux au chaud. Vous pouvez les mettre dans la maison, en les arrosant
tous les 15 jours, sauf si les feuilles jaunissent et tombent. Dans ce cas,
arrêtez tout arrosage jusqu'au printemps. Pour toutes les plantes, essayez de trouver un endroit très lumineux.
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QUESTION 82
Peut-on vous acheter des livres lorsque
l'on vient vous rendre visite à Fréjus ou bien doit-on seulement commander sur Internet
?
REPONSE
Les livres peuvent être consultés à l'établissement de Fréjus, je les ai tous en stock.
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