Historique

1907-2007, un siècle d'horticulture

Voici, racontée en quelques pages et grâce à des photos d'époque issues des albums de famille, l'histoire des Etablissements Kuentz de 1907 à nos jours…
  1. Belfort
  2. Le voyage à Monaco
  3. Le Domaine de la Magdeleine
  4. Les années 40
  5. Les années 50

4 - Les années 40

La guerre interrompit brutalement l'essor de 1938-39.

Les restrictions d'approvisionnement et les interdictions de circuler imposées par l'Etat Français rendirent presque impossible le commerce de cactus. Les priorités étaient ailleurs ! La collection fut maintenue, mais pour subsister il fallait surtout produire des légumes. La moitié de la production était réquisitionnée pour l'hôpital et payée à un prix fixe arbitraire, inférieur de 50 à 60 % au prix de revient dans la région, et il fallait se débrouiller avec l'autre moitié… Mon grand-père se refusant au marché noir, il dût se battre avec l'administration pour faire reconnaître que le prix payé revenait à le condamner aux travaux forcés, mais rien n'y fît !

Avec l'invasion italienne de 1943, ce fut pire, les troupes ennemies s'installèrent un temps dans le domaine et causèrent des dégâts importants aux cultures ! En 1944, les bombardements alliés qui préparaient le débarquement en Provence firent régner la terreur, mais le domaine fut heureusement épargné. Compte tenu des restrictions, aucune photo de cette époque ne m'est parvenue.

Après la Libération, le commerce des cactus redémarra. Une nouvelle liste parut. A cause de l'inflation galopante, aucun prix n'était mentionné ! Sur 8 pages, on dénombrait 110 Cactées et 170 plantes grasses. La plupart des espèces était multipliée par bouturage pour une raison qui peut paraître surprenante de nos jours : la pénurie totale de graines d'importation pendant la guerre faisait que seules les espèces qui fleurissaient déjà abondamment à Fréjus pouvaient être multipliées par semis : Astrophytum myriostigma et ornatum, Echinocactus grusonii, Thelocactus setispinus, quelques Echinocereus, une dizaine de Mammillaria et c'était à peu près tout.


Catalogue n°3, version complète téléchargeable sur cactuspro.com

Avec la fin des restrictions, la production s'étendit rapidement pour faire face à une demande importante des horticulteurs de toute la France. Deux nouvelles serres à cactus de 100 m2 furent construites, elles permettaient la culture en banquettes ou sur tablettes.


Troisième serre, construite en armature bois sur murets en parpaings


Détail du système d'ouverture des baches : une manivelle à cliquet permet d'enrouler les cables autour d'un axe.

   
Intérieur de la serre en bois avec culture sur banquettes chauffées par tuyaux d'eau chaude enterrés
Floraison d'un Nyctocereus serpentinus

Une serre chaude de 150 m2 supplémentaire fut dédiée à la culture de plantes vertes et fleuries. 300 m2 de coffres en maçonnerie s'ajoutèrent pour permettre de repiquer les nombreuses boutures d'Opuntia, de cierges, Echinopsis, Crassula, Aloe, Euphorbia, Haworthia, Gasteria… qui constituaient au début l'essentiel de la gamme.


Serre chaude vue de la terrasse de la Villa - Rocaille plantée d'Opuntia et de Dasylirion


Couches d'Opuntia


Boutures de Cereus en cours de démarrage au soleil


Opuntia ficus-indica et Cactées variées

Un syndicat national des producteurs de Cactées fut créé en 1946 et permettait à ses membres d'obtenir les autorisations nécessaires à l'importation de graines du Mexique ou d'Amérique du sud. De nombreux semis de Cactées devinrent alors possibles. Ils étaient réalisés dans des terrines carrées en terre cuite. Les serres étaient chauffées par eau chaude avec une chaudière au charbon.


Serre de multiplication ombrée par des canisses


Semis de Cactées en terrines

Les coffres étaient simplement protégés en hiver par des paillassons. Un château d'eau permettait de stocker l'eau pompée dans la nappe phréatique et un réseau d'irrigation gravitaire fut construit. Au total, les cultures sous abri s'étendaient sur 1000 m2 à la fin des années 40 et de nombreuses cultures florales de pleine terre furent développées pour alimenter le magasin de vente au détail.

Les fleurs et les légumes étaient irrigués « à la rigole », car l'utilisation de tuyaux pour l'arrosage des cultures horticoles était encore rare. Tous les arrosages des cactus se faisaient à l'arrosoir, à partir de bassins répartis dans toute l'exploitation, alimentés soit par les sources, soit par le château d'eau. On imagine que la main d'oeuvre était alors très bon marché !

   
Cereus peruvianus en fleurs devant la Villa

Pour faire connaître sa production, mon grand-père participa à l'Exposition florale de la Côte d'Azur qui eut lieu à Nice en 1949. Il obtint la plus belle récompense avec la Médaille de Vermeil et il fut promu au rang d'Officier du Mérite Agricole en 1950. Puis, il se retira peu à peu de l'entreprise pour laisser place à mon père, Robert Kuentz, qui dirigeait déjà la production depuis 1936.


Robert Kuentz


La famille Kuentz au complet. Ne me cherchez pas, je ne suis pas encore né !

Suite de l'historique…

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