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Saint-Aygulf est un quartier balnéaire de Fréjus, bénéficiant d'un micro-climat
particulièrement avantageux pour les plantes exotiques. Dans un lotissement au
nom évocateur, nous découvrons le jardin caché de M. G.
Depuis la terrasse de la maison, nous descendons vers une allée
bordée de luxuriantes bougainvillées et d'un tapis de Lantana. Au bout de
l'allée, tourné vers le sud-est, le jardin de Cactées se détache sur un fond
d'arbustes. La mer Méditerranée n'est pas loin et adoucit manifestement les
hivers.

Le jardin apparaît derrière un énorme Solanum à fleurs bleues. Les allées
couvertes de gravier sont impeccablement entretenues. Voici un premier massif
planté il y a une quinzaine d'années.

Le fond de ce massif est constitué de végétaux à croissance rapide, qui ont trouvé un
terrain parfaitement adapté à leurs exigences. De gauche à droite, Cylindropuntia
imbricata, Opuntia huajuapensis et Austrocylindropuntia subulata. Un
superbe Yucca rostrata s'impose à nos yeux. Des cierges variés : Cereus
peruvianus, Neobuxbaumia polylopha (masqué par le Cereus), Cleistocactus
sp. et Myrtillocactus schenkii (masqué par l'Austrocylindropuntia subulata)
atteignent une taille respectable. Un Cleistocactus samaipatanus aux tiges
retombantes a trouvé sa place dans une jarre provençale. Un Crassula ovata
forme une boule d'un mètre de diamètre.

Le côté Sud du massif abrite un magnifique Pilosocereus palmeri au tronc ramifié. Une
belle touffe d'Agave filifera et un Crassula arborescens
complètent la plantation. On aperçoit, dans le fond, le reste du jardin.

Ce Pilosocereus est vraiment le "clou" du jardin ! Ses superbes tiges laineuses
fleurissent tous les ans. Pour éviter tout dégât, le maître des lieux prend
la précaution de le protéger tous les hivers avec du voile de forçage.

Un deuxième petit massif de pleine terre est constitué d'un gros Cereus peruvianus monstruosus,
d'un Myrtillocactus geometrizans déjà très ramifié, d'un Parodia
magnifica et d'un Echinocactus grusonii âgé d'une vingtaine
d'années.

L'Echinocactus comporte trois têtes, suite à un accident de culture au stade juvénile. Ses
épines sont bien jaunes et l'épiderme n'est absolument pas marqué par des
taches blanches d'humidité ou des brûlures de soleil.

M. G. nous fait visiter le reste du jardin de Cactées, entièrement planté dans des
poteries en pierre reconstituée. Ce choix s'est imposé rapidement car le
terrain de la terrasse était envahi par la prêle. Cette herbe indestructible a
été recouverte d'une bâche en plastique et d'une couche de gravier et de
galets. L'aspect très minéral de l'ensemble est assez surprenant.

Au dessus d'un barbecue désaffecté, une jardinière est garnie d'une collection de Mammillaria,
dont certaines sont tout à fait remarquables par leur taille : Mammillaria
hahniana, Mammillaria muehlenpfordtii, Mammillaria magnimamma, Mammillaria
melanocentra et Mammillaria spinosissima. Les plantes sont toutes
étiquetées.

Deux espèces de cierges sont déjà à l'étroit dans leurs jardinières : un splendide Cleistocactus
winteri aux fleurs orange, et un Harrisia tetracantha. Les
apports réguliers de notre engrais à Cactées ont été très bénéfiques !

Un Echinopsis spachiana hybride surplombe la dernière terrasse du jardin. Le plein air
convient extrêmement bien à cette espèce, alors que le séjour en serre
l'affaiblit et l'enlaidit de croûtes brunes.

Un Echinocereus fendleri var. boyce-thompsonii aux épines blanches très
développées.

Ce Tephrocactus articulatus var. papyracanthus possède des épines ressemblant à du
parchemin. C'est un magnifique exemplaire !

Quant à l'Echinocereus pentalophus, il atteint un diamètre de 80 cm !
Malgré son âge et un handicap à la hanche, M. G. parvient toujours à
embellir son jardin. De nouvelles jarres s'ajoutent tous les printemps et
sa collection s'agrandit ainsi petit à petit. Un de ses regrets est de ne pas
s'être intéressé aux Cactées avant l'âge de la retraite ! Nous quittons M.
G. en le félicitant vivement pour ses efforts. Un exemple à suivre si vous
habitez près de la mer !
Le jardin de M. G. ne se visite pas.
© H.Kuentz 2001
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